Titre : |
L'irréversible et la nostalgie |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Vladimir Jankélévitch, Auteur |
Editeur : |
Flammarion |
Année de publication : |
1983 |
Collection : |
Champs num. 123 |
Importance : |
400 pages |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
CHAPITRE PREMIER – IRRÉVERSIBILITÉ ET TEMPORALITÉ
1. Le « sens » du temps. Toute-puissance impalpable du temps, 9
2. L’aller et retour dans l’espace, 15
3. L’aller et retour dans le temps, 22
4. L’irréversibilité englobante enveloppe la surconscience, 28
5. L’irréversibilité prévenante devance la rétro-conscience, 32
6. Continuité de l’irréversible, vitesse imperturbable de la futurition, 39
7. L’irréversibilité de l’instant : primultimité, 45
8. Le foisonnement des instants infinitésimaux (dans le passé), 51
9. Impossibilité de la répétition (dans le futur), 57
10. L’Irréversible absolument irréversible-imprévisible, l’lrréversible-prévisible, le Réversible-imprévisible, l’lrréversible relativement irréversible-imprévisible, 61
CHAPITRE II – LA RÉSISTANCE A L’IRRÉVERSIBLE
1. Le revenir du devenir : échec de toute réversion, 70
2. Le rajeunissement, 78
3. La résurrection, 89
4. Les renaissances ; éternel retour, 100
5. L’immobilisation du devenir, 118
6. Le ralentissement du devenir, 130
7. L’accélération du devenir. L’irréversible est incompressible,134
CHAPITRE III – LA COMPLAISANCE A L’IRRÉVERSIBLE
1. Désespoir bilatéral. Espoir bilatéral, 154
2. L’espérance unilatérale, par opposition à la certitude de la mort future, 158
3. L’espérance unilatérale, par opposition au regret. Triple interaction du regret et de l’espoir, 163
4. Dissymétrie de l’espoir et du regret. L’espoir entre la volonté et l’optatif, 169
5. Impuissance : l’impuissance devant l’impossible, 177
6. Ambivalence : douceur amère du regret, 192
7. Lenteur : l’Adagio du regret. 210
CHAPITRE IV – LE CONSENTEMENT A L’IRRÉVERSIBLE
1. Répétition itérative de l’apparition disparaissante, 222
2. Répétition fréquentative de la seconde fois, 229
3. Le progrès créateur : le devenir bergsonien, 230
4. La liberté comme pouvoir à sens unique, 235
5. Courage, 241
6. Amour, 243
7. Aventure et improvisation, 248
8. L’occasion, 250
CHAPITRE V – L’IRRÉVOCABLE
1. L’attrait de l’avoir-été et du devoir-être ; la répulsion à l’égard de l’avoir-fait, 260
2. Complémentarité des deux tropismes, 265
3. La poésie du regret et l’éthique du remords, 268
4. Continuité de l’irréversible ; exceptionnalité de l’irrévocable, 275
5. L’irréversible et l’irrévocable peuvent-ils se neutraliser mutuellement ?, 282
6. L’oubli ne nihilise pas l’irrévocable, 287
7. Le fait d’avoir fait. Ce qui est fait est fait, 292
8. La quoddité est invivable, inénarrable, indéfaisable, 298
9. Pouvoir de l’impuissance, regret de l’innévitable, diction de la tautologie, 304
10. Comment s’en débarrasser ?, 308
11. Le souvenir confirme l’irréversible. L’irrévocable scelle l’irréversible, 310
12. Implication mutuelle de l’irrévocab1e et de l’irréversible ; solidarité du remords et du regret, 321
l3. L’irrévocable, c’est notre espérance, 330
CHAPITRE VI – LA NOSTALGIE
1. L’espace nostalgique. Le pathos d’exil, 341
2. La conscience nostalgique ; la séparation et l’absence, 346
3. Nostalgie close. Le retour, 349
4. La nostalgie est immotivée. Déception d’Ulysse, 352
5. Nostalgie ouverte. La patrie lointaine, 360
6. Le Temps nostalgique. Le pèlerinage aux origines, 367
7. Le charme nostalgique, 372
8. Les musiques de la nostalgie, 375
|
4° de Couverture : |
Qu’est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d’autre, d’un ailleurs, d’un contraste entre passé et présent ?
Et cette nostalgie n’est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l’irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps ; tel est l’obstacle insurmontable qu’il oppose à nos entreprises.
C’est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l’amertume de la nostalgie et l’absurdité des chimères du rajeunissement.
La nostalgie n’est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l’espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu’on était au moment du départ. Mais, si le temps s’oppose irréductiblement à la rétrogradation, il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L’homme peut s’ouvrir à l’idée du futur et confirmer ce que le temps affirme.
Se servant d’exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d’œuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l’irréversible n’admet qu’un seul» remède : le consentement joyeux de l’homme à l’avenir, au futur.
|
L'irréversible et la nostalgie [texte imprimé] / Vladimir Jankélévitch, Auteur . - Flammarion, 1983 . - 400 pages. - ( Champs; 123) . Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
CHAPITRE PREMIER – IRRÉVERSIBILITÉ ET TEMPORALITÉ
1. Le « sens » du temps. Toute-puissance impalpable du temps, 9
2. L’aller et retour dans l’espace, 15
3. L’aller et retour dans le temps, 22
4. L’irréversibilité englobante enveloppe la surconscience, 28
5. L’irréversibilité prévenante devance la rétro-conscience, 32
6. Continuité de l’irréversible, vitesse imperturbable de la futurition, 39
7. L’irréversibilité de l’instant : primultimité, 45
8. Le foisonnement des instants infinitésimaux (dans le passé), 51
9. Impossibilité de la répétition (dans le futur), 57
10. L’Irréversible absolument irréversible-imprévisible, l’lrréversible-prévisible, le Réversible-imprévisible, l’lrréversible relativement irréversible-imprévisible, 61
CHAPITRE II – LA RÉSISTANCE A L’IRRÉVERSIBLE
1. Le revenir du devenir : échec de toute réversion, 70
2. Le rajeunissement, 78
3. La résurrection, 89
4. Les renaissances ; éternel retour, 100
5. L’immobilisation du devenir, 118
6. Le ralentissement du devenir, 130
7. L’accélération du devenir. L’irréversible est incompressible,134
CHAPITRE III – LA COMPLAISANCE A L’IRRÉVERSIBLE
1. Désespoir bilatéral. Espoir bilatéral, 154
2. L’espérance unilatérale, par opposition à la certitude de la mort future, 158
3. L’espérance unilatérale, par opposition au regret. Triple interaction du regret et de l’espoir, 163
4. Dissymétrie de l’espoir et du regret. L’espoir entre la volonté et l’optatif, 169
5. Impuissance : l’impuissance devant l’impossible, 177
6. Ambivalence : douceur amère du regret, 192
7. Lenteur : l’Adagio du regret. 210
CHAPITRE IV – LE CONSENTEMENT A L’IRRÉVERSIBLE
1. Répétition itérative de l’apparition disparaissante, 222
2. Répétition fréquentative de la seconde fois, 229
3. Le progrès créateur : le devenir bergsonien, 230
4. La liberté comme pouvoir à sens unique, 235
5. Courage, 241
6. Amour, 243
7. Aventure et improvisation, 248
8. L’occasion, 250
CHAPITRE V – L’IRRÉVOCABLE
1. L’attrait de l’avoir-été et du devoir-être ; la répulsion à l’égard de l’avoir-fait, 260
2. Complémentarité des deux tropismes, 265
3. La poésie du regret et l’éthique du remords, 268
4. Continuité de l’irréversible ; exceptionnalité de l’irrévocable, 275
5. L’irréversible et l’irrévocable peuvent-ils se neutraliser mutuellement ?, 282
6. L’oubli ne nihilise pas l’irrévocable, 287
7. Le fait d’avoir fait. Ce qui est fait est fait, 292
8. La quoddité est invivable, inénarrable, indéfaisable, 298
9. Pouvoir de l’impuissance, regret de l’innévitable, diction de la tautologie, 304
10. Comment s’en débarrasser ?, 308
11. Le souvenir confirme l’irréversible. L’irrévocable scelle l’irréversible, 310
12. Implication mutuelle de l’irrévocab1e et de l’irréversible ; solidarité du remords et du regret, 321
l3. L’irrévocable, c’est notre espérance, 330
CHAPITRE VI – LA NOSTALGIE
1. L’espace nostalgique. Le pathos d’exil, 341
2. La conscience nostalgique ; la séparation et l’absence, 346
3. Nostalgie close. Le retour, 349
4. La nostalgie est immotivée. Déception d’Ulysse, 352
5. Nostalgie ouverte. La patrie lointaine, 360
6. Le Temps nostalgique. Le pèlerinage aux origines, 367
7. Le charme nostalgique, 372
8. Les musiques de la nostalgie, 375
|
4° de Couverture : |
Qu’est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d’autre, d’un ailleurs, d’un contraste entre passé et présent ?
Et cette nostalgie n’est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l’irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps ; tel est l’obstacle insurmontable qu’il oppose à nos entreprises.
C’est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l’amertume de la nostalgie et l’absurdité des chimères du rajeunissement.
La nostalgie n’est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l’espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu’on était au moment du départ. Mais, si le temps s’oppose irréductiblement à la rétrogradation, il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L’homme peut s’ouvrir à l’idée du futur et confirmer ce que le temps affirme.
Se servant d’exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d’œuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l’irréversible n’admet qu’un seul» remède : le consentement joyeux de l’homme à l’avenir, au futur.
|
|