Titre : |
L'éloge du rien : Pourquoi l'obssessionnel et le pervers échouent là où l'hystérique réussit |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Henri Rey-Flaud, Auteur |
Editeur : |
Seuil |
Année de publication : |
1996 |
Collection : |
Le Champ freudien |
Importance : |
338 pages |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-02-025711-4 |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
Introduction. Les festins de pierre, 7
PREMIÈRE PARTIE
I. Le principe de la double négativité, 13
L‘apologie du tabac, 13
Le principe de la double négativité, 17
L’introduction au symbolique, 23
Les avatars de la seconde négativité, 28
II. Il faut croire quelque chose dans le monde, 36
Trois figures de la crédulité, 36
Une aliénation « absolue » au langage, 43
Fonction de la séparation, 48
La croyance obsessionnelle : la nostalgie de la Cause, 53
La croyance « pure» : le deuil de la Cause, 58
Le dernier accomplissement de la croyance : le tabac comme semblant, 62
III. Nouvel essai sur le don, 68
Principe de l’échange, 68
L’identification hystérique, 74
Le « pur » symbolique, 83
Le dernier sacrifice : la corrida, 86
Le symbolique et le réel, 91
DEUXIÈME PARTIE
I. Le « cas » Alceste, 97
L’Atrabilaire amoureux, 97
La logique de L’obsessionnel, 105
Le principe du Misanthrope, 112
II. Histoire du singe qui ne savait dire que «A A », 117
Robinson ou la naissance du signifiant, 117
Bosse-de-Nage ou l’obsessionnel : l‘échec au seuil du symbolique, 124
L’échec de lady Macbeth ou l’obsessionnel à la tache, 131
L’appel au symbolique, 137
III. La cage du narcissisme, 145
« Je ne peux pas lui faire ça ! », 145
Le garant de I’Autre, 150
L’échec de la séparation, 157
Une aliénation renforcée, 162
IV. Le Chevalier, l’Autre et la Mort, 165
Le désert des Tartares, 165
La loi du partage, 170
La dette symbolique, 176
Le retournement de la dette, 181
TROISIÈME PARTIE
I. La mé-créance de Don Juan, 191
Sublimation et perversion : du bon usage des mythes littéraires, 191
La croyance de Sganarelle et l’incroyance de Don Juan, 194
Le principe pervers, 197
Pour une loi « libre », 202
Le refus « pervers » de la dette, 205
II. Le maître du nom, 208
L’essence essentielle du nom, 208
La dialectique du nom du père : le père idéal et le père symbolique, 213
Variations sur la malédiction, 217
La haine du père mort, 225
III. Variations sur la charité, 233
La charité hystérique, 233
La charité chrétienne, 239
La charité selon Don Juan, 248
IV. La loi du Mal, 253
La méchanceté originaire de l’homme, 253
Généalogie de la haine, 256
La dialectique d’Éros et de Thanatos, 262
Le refus pervers : le choix de la haine et du mal, 265
La haine du capitaine Achab, 272
V. La mort de Don Juan, 280
De la perversion à la sublimation, 280
Disparitions symboliques et volontés d’anéantissement, 284
L’Impénitence finale, 287
Épilogue. La psychanalyse est-elle un humanisme ?, 293
L’homme entre impossible et interdit, 293
Le mythe fondateur de la psychanalyse, 298
L'avenir des illusions, 304
La psychanalyse face aux sciences humaines, 309
Rome et les mendiants, 314
Index des noms propres, 319
Index des concepts, 323
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4° de Couverture : |
Ce livre montre comment l’hystérique réussit là où l’obsessionnel et le pervers échouent : à jouir des « riens », qui donnent son sens à la réalité en elle-même insensée. L’apologie du tabac, faite par Sganarelle dans la scène d'ouverture du Dom Juan de Molière, présente l’éloge d'un de ces « riens » qui supportent l’introduction du sujet du langage à la communauté des hommes. Le procès métaphorique du refoulement originaire conditionne cette introduction. Son accomplissement heureux ouvre à l’hystérique (Sganarelle donc) l’accès au monde de la morale et de la culture, placé sous le signe du partage des idéaux et du commerce des biens. À rebours, l’obsessionnel (Alceste) se voit, avec dépit, exclu de la fête hystérique à laquelle le pervers (Don Juan) refuse, pour sa part, de condescendre.
Molière, mis à la question par Freud et par Lacan et référé à la clinique analytique, nous apprend que le bonheur de l’homme dépend de son aptitude à la croyance dans les « choses de la vie », la mécréance dans les objets du semblant ayant a contrario pour conséquence de pétrifier le banquet du désir. Croire ou ne pas croire : telle est la question qui est posée au sujet du langage.
Henri Rey-Flaud, psychanalyste, est directeur du Département de Psychanalyse de Montpellier III. Il a publié Le Cercle magique (Gallimard, 1973), La Névrose courtoise (Navarin, 1983), Le Charivari, Les rituels fondamentaux de la sexualité (Payot, 1985), Comment Freud inventa le fétichisme (Payot, 1994).
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L'éloge du rien : Pourquoi l'obssessionnel et le pervers échouent là où l'hystérique réussit [texte imprimé] / Henri Rey-Flaud, Auteur . - Seuil, 1996 . - 338 pages. - ( Le Champ freudien) . ISBN : 978-2-02-025711-4 Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
Introduction. Les festins de pierre, 7
PREMIÈRE PARTIE
I. Le principe de la double négativité, 13
L‘apologie du tabac, 13
Le principe de la double négativité, 17
L’introduction au symbolique, 23
Les avatars de la seconde négativité, 28
II. Il faut croire quelque chose dans le monde, 36
Trois figures de la crédulité, 36
Une aliénation « absolue » au langage, 43
Fonction de la séparation, 48
La croyance obsessionnelle : la nostalgie de la Cause, 53
La croyance « pure» : le deuil de la Cause, 58
Le dernier accomplissement de la croyance : le tabac comme semblant, 62
III. Nouvel essai sur le don, 68
Principe de l’échange, 68
L’identification hystérique, 74
Le « pur » symbolique, 83
Le dernier sacrifice : la corrida, 86
Le symbolique et le réel, 91
DEUXIÈME PARTIE
I. Le « cas » Alceste, 97
L’Atrabilaire amoureux, 97
La logique de L’obsessionnel, 105
Le principe du Misanthrope, 112
II. Histoire du singe qui ne savait dire que «A A », 117
Robinson ou la naissance du signifiant, 117
Bosse-de-Nage ou l’obsessionnel : l‘échec au seuil du symbolique, 124
L’échec de lady Macbeth ou l’obsessionnel à la tache, 131
L’appel au symbolique, 137
III. La cage du narcissisme, 145
« Je ne peux pas lui faire ça ! », 145
Le garant de I’Autre, 150
L’échec de la séparation, 157
Une aliénation renforcée, 162
IV. Le Chevalier, l’Autre et la Mort, 165
Le désert des Tartares, 165
La loi du partage, 170
La dette symbolique, 176
Le retournement de la dette, 181
TROISIÈME PARTIE
I. La mé-créance de Don Juan, 191
Sublimation et perversion : du bon usage des mythes littéraires, 191
La croyance de Sganarelle et l’incroyance de Don Juan, 194
Le principe pervers, 197
Pour une loi « libre », 202
Le refus « pervers » de la dette, 205
II. Le maître du nom, 208
L’essence essentielle du nom, 208
La dialectique du nom du père : le père idéal et le père symbolique, 213
Variations sur la malédiction, 217
La haine du père mort, 225
III. Variations sur la charité, 233
La charité hystérique, 233
La charité chrétienne, 239
La charité selon Don Juan, 248
IV. La loi du Mal, 253
La méchanceté originaire de l’homme, 253
Généalogie de la haine, 256
La dialectique d’Éros et de Thanatos, 262
Le refus pervers : le choix de la haine et du mal, 265
La haine du capitaine Achab, 272
V. La mort de Don Juan, 280
De la perversion à la sublimation, 280
Disparitions symboliques et volontés d’anéantissement, 284
L’Impénitence finale, 287
Épilogue. La psychanalyse est-elle un humanisme ?, 293
L’homme entre impossible et interdit, 293
Le mythe fondateur de la psychanalyse, 298
L'avenir des illusions, 304
La psychanalyse face aux sciences humaines, 309
Rome et les mendiants, 314
Index des noms propres, 319
Index des concepts, 323
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4° de Couverture : |
Ce livre montre comment l’hystérique réussit là où l’obsessionnel et le pervers échouent : à jouir des « riens », qui donnent son sens à la réalité en elle-même insensée. L’apologie du tabac, faite par Sganarelle dans la scène d'ouverture du Dom Juan de Molière, présente l’éloge d'un de ces « riens » qui supportent l’introduction du sujet du langage à la communauté des hommes. Le procès métaphorique du refoulement originaire conditionne cette introduction. Son accomplissement heureux ouvre à l’hystérique (Sganarelle donc) l’accès au monde de la morale et de la culture, placé sous le signe du partage des idéaux et du commerce des biens. À rebours, l’obsessionnel (Alceste) se voit, avec dépit, exclu de la fête hystérique à laquelle le pervers (Don Juan) refuse, pour sa part, de condescendre.
Molière, mis à la question par Freud et par Lacan et référé à la clinique analytique, nous apprend que le bonheur de l’homme dépend de son aptitude à la croyance dans les « choses de la vie », la mécréance dans les objets du semblant ayant a contrario pour conséquence de pétrifier le banquet du désir. Croire ou ne pas croire : telle est la question qui est posée au sujet du langage.
Henri Rey-Flaud, psychanalyste, est directeur du Département de Psychanalyse de Montpellier III. Il a publié Le Cercle magique (Gallimard, 1973), La Névrose courtoise (Navarin, 1983), Le Charivari, Les rituels fondamentaux de la sexualité (Payot, 1985), Comment Freud inventa le fétichisme (Payot, 1994).
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