[n° ou bulletin]
Titre : |
008-009 - Printemps - été 1997 - Il n'y a pas de père symbolique |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Alphonse Allais, Auteur ; Catherine Webern, Auteur ; François Dachet, Auteur ; José Attal, Auteur ; Gérard Blikman, Auteur ; Jean Allouch, Auteur ; G.Th. Guilbaud, Auteur ; Françoise Jandrot, Auteur ; Jean-Paul Abribat, Auteur ; Xavier Leconte, Auteur ; Carl Gustav Jung, Auteur |
Année de publication : |
1997 |
Importance : |
260 pages |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
Alphonse Allais, Un drame bien parisien, 9
Ce n'était pas lui ! Ce n'était pas elle !
Catherine Webern, Le Dasein en objet (a), 15
Il y a un certain trouble pour qui voudrait transmettre avec Lacan que l'échec de la métaphore paternelle caractériserait la psychose. Lacan convoque à la fois Freud, Heidegger, et Descartes pour parler du sexe, ce qui, dit-il est impossible.
François Dachet, Les premiers pas... du père symbolique, 41
« Il n'y a pas de père symbolique, ne l'a-t-on pas remarqué, dans l’articulation dont j'ai différencié frustration d'une part, privation et castration de l'autre. » C'est ce que Lacan a écrit dans ses notes préparatoires à la séance du 9 juin 1971 dans son séminaire D'un discours qui ne serait pas du semblant, écrit, mais pas dit.
José Attal, « L'homme Moïse » et le nœud bo, 85
Sur le Mont Nebo, Moïse assentit à sa propre disparition. L'Homme Moïse et le monothéisme, n'est-ce pas le texte, longtemps retenu par Freud, qui soutient qu'il n'y a pas de père fondateur de la psychanalyse ?
Gérard Blikman, Bêtes de savoir, 101
Un peu bêtes, les enfants analpha-bêtes ? Du savoir des bêtes de Kafka ? Communauté bien singulière. Qu'est-ce que ça va produire ? Des bouts de savoir ? Des défis à la langue ? Des morceaux d'écriture ? Une littérature ? Un petit « rien » ? « Le vieux comte était mort et le jeune aurait dû régner, mais il n'en était pas ainsi, il y avait une pose dans l'histoire, de sorte que la députation se promenait dans le vide. »
Jean Allouch, Intolérable « Tu es ceci ». Propos clinique sur l’auto-destruction d'une psychiatrie compréhensive, 125
A ce couplage de « Wagner le monstre paranoïaque » et de « Gaupp son psychiatre », Wagner lui-même répond dans sa pièce de théâtre Délire, avec d'autres couples, la grenouille et la souris, Louis II de Bavière et von Gudden son psychiatre.
G. Th, Guilbaud, Pas besoin de traduire ?, 141
Guilbaud répond à un exercice de logique formelle proposé par Lewis Carroll en commençant par poser une question : quels sont les termes dont il est nécessaire de connaître le sens pour pouvoir raisonner correctement ?
Françoise Jandrot, 1892-1896, premières élaborations de Freud sur le refoulement, 145
Malgré des élaborations successives, Freud maintient que le refoulement, d'un point de vue théorique, est une énigme. C'est la névrose obsessionnelle, et non l'hystérie, qui lui sert de guide en la matière.
Jean-Paul Abribat, Pourquoi Taine plaisait-il tant à Freud ? , 165
On peut certes montrer la proximité de certaines thèses de Taine dans De l’intelligence, et de Freud dans l'Esquisse d'une psychologie scientifique. Mais surtout : une tension, une antinomie, entre un moi « système de perception-conscience » et un moi « polypier d'images », le lieu même des illusions, des méconnaissances, et de l'illumination hallucinée.
Xavier Leconte, Johan Friedrich Herbart - Dossier, 187
Si le terme de « Refoulement » n'a pour Freud de sens que référé à la méthode d'investigation psychanalytique, et qu'ainsi, on peut soutenir que Freud a « inventé » ce mécanisme psychique du refoulement, on sait aussi que ce terme était auparavant employé en psychologie. C'est Herbart, le premier, qui s'en est servi, en 1824. Herbart entendait fonder sa psychologie sur l'expérience, la métaphysique et les mathématiques. Dans ce cadre-là, il employa le premier le terme de Verdrängung pour qualifier l'action des représentations entre elles.
Carl Gustav Jung, L'analyse des rêves, 231
Réputé introduire en français la traduction de « refoulement » pour le terme psychanalytique Verdrängung, ce texte montre surtout comment, dans un vocabulaire jungien, Jung fait une « lecture » de l'Interprétation des rêves, freudienne.
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[n° ou bulletin]
008-009 - Printemps - été 1997 - Il n'y a pas de père symbolique [texte imprimé] / Alphonse Allais, Auteur ; Catherine Webern, Auteur ; François Dachet, Auteur ; José Attal, Auteur ; Gérard Blikman, Auteur ; Jean Allouch, Auteur ; G.Th. Guilbaud, Auteur ; Françoise Jandrot, Auteur ; Jean-Paul Abribat, Auteur ; Xavier Leconte, Auteur ; Carl Gustav Jung, Auteur . - 1997 . - 260 pages. Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
Alphonse Allais, Un drame bien parisien, 9
Ce n'était pas lui ! Ce n'était pas elle !
Catherine Webern, Le Dasein en objet (a), 15
Il y a un certain trouble pour qui voudrait transmettre avec Lacan que l'échec de la métaphore paternelle caractériserait la psychose. Lacan convoque à la fois Freud, Heidegger, et Descartes pour parler du sexe, ce qui, dit-il est impossible.
François Dachet, Les premiers pas... du père symbolique, 41
« Il n'y a pas de père symbolique, ne l'a-t-on pas remarqué, dans l’articulation dont j'ai différencié frustration d'une part, privation et castration de l'autre. » C'est ce que Lacan a écrit dans ses notes préparatoires à la séance du 9 juin 1971 dans son séminaire D'un discours qui ne serait pas du semblant, écrit, mais pas dit.
José Attal, « L'homme Moïse » et le nœud bo, 85
Sur le Mont Nebo, Moïse assentit à sa propre disparition. L'Homme Moïse et le monothéisme, n'est-ce pas le texte, longtemps retenu par Freud, qui soutient qu'il n'y a pas de père fondateur de la psychanalyse ?
Gérard Blikman, Bêtes de savoir, 101
Un peu bêtes, les enfants analpha-bêtes ? Du savoir des bêtes de Kafka ? Communauté bien singulière. Qu'est-ce que ça va produire ? Des bouts de savoir ? Des défis à la langue ? Des morceaux d'écriture ? Une littérature ? Un petit « rien » ? « Le vieux comte était mort et le jeune aurait dû régner, mais il n'en était pas ainsi, il y avait une pose dans l'histoire, de sorte que la députation se promenait dans le vide. »
Jean Allouch, Intolérable « Tu es ceci ». Propos clinique sur l’auto-destruction d'une psychiatrie compréhensive, 125
A ce couplage de « Wagner le monstre paranoïaque » et de « Gaupp son psychiatre », Wagner lui-même répond dans sa pièce de théâtre Délire, avec d'autres couples, la grenouille et la souris, Louis II de Bavière et von Gudden son psychiatre.
G. Th, Guilbaud, Pas besoin de traduire ?, 141
Guilbaud répond à un exercice de logique formelle proposé par Lewis Carroll en commençant par poser une question : quels sont les termes dont il est nécessaire de connaître le sens pour pouvoir raisonner correctement ?
Françoise Jandrot, 1892-1896, premières élaborations de Freud sur le refoulement, 145
Malgré des élaborations successives, Freud maintient que le refoulement, d'un point de vue théorique, est une énigme. C'est la névrose obsessionnelle, et non l'hystérie, qui lui sert de guide en la matière.
Jean-Paul Abribat, Pourquoi Taine plaisait-il tant à Freud ? , 165
On peut certes montrer la proximité de certaines thèses de Taine dans De l’intelligence, et de Freud dans l'Esquisse d'une psychologie scientifique. Mais surtout : une tension, une antinomie, entre un moi « système de perception-conscience » et un moi « polypier d'images », le lieu même des illusions, des méconnaissances, et de l'illumination hallucinée.
Xavier Leconte, Johan Friedrich Herbart - Dossier, 187
Si le terme de « Refoulement » n'a pour Freud de sens que référé à la méthode d'investigation psychanalytique, et qu'ainsi, on peut soutenir que Freud a « inventé » ce mécanisme psychique du refoulement, on sait aussi que ce terme était auparavant employé en psychologie. C'est Herbart, le premier, qui s'en est servi, en 1824. Herbart entendait fonder sa psychologie sur l'expérience, la métaphysique et les mathématiques. Dans ce cadre-là, il employa le premier le terme de Verdrängung pour qualifier l'action des représentations entre elles.
Carl Gustav Jung, L'analyse des rêves, 231
Réputé introduire en français la traduction de « refoulement » pour le terme psychanalytique Verdrängung, ce texte montre surtout comment, dans un vocabulaire jungien, Jung fait une « lecture » de l'Interprétation des rêves, freudienne.
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