Titre : |
Naissances : L'accouchement avant l'âge de la clinique |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Mireille Laget, Auteur |
Editeur : |
Seuil |
Année de publication : |
1982 |
Collection : |
L'univers historique |
Importance : |
354 pages |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-02-006308-1 |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
Préface de Philippe Ariès, 7
Introduction, 11
I – L’ENFANT, CETTE ÉVIDENCE
A. La femme et le pouvoir de reproduire, 24
1. Femme mineure, femme mère, 25
2. Conjurer la stérilité, 35
3. La femme enceinte, déjà une mère, 41
B. Fécondité et sens de la vie, 56
1. L’idéologie du nombre, 57
2. Limites culturelles, limites matérielles de la natalité, 66
C. Le nouveau-né : quelle indifférence, quel intérêt ?, 79
1. Banalité et rigueur, 79
2. L’enfant d’une lignée : l’hérédité, 81
3. Deviner ou déterminer le sexe, 84
4. Naissance et rites de joie, 93
D. Des enfants en trop, 97
1. Vouloir et pouvoir limiter les familles, 98
2. « Ces bâtards qui sont la honte », 104
3. L’enfant remis à la société, 109
II – METTRE AU MONDE
A. S’accoucher ou être accouchée, 119
1. Les espaces de la naissance : temps, lieu, communauté, 120
2. Secours du Ciel, secours des hommes, 142
3. Souffrir pour créer : la souffrance est-elle inéluctable ?, 155
B. L’après : la victoire et l’angoisse, 172
1. Les signes de la vie, 174
2. Misères et promesses de la délivrance, 177
3. Un enfant à protéger et à nourrir, 185
C. « Elever les enfants » : un métier ?, 201
1. Le procès des sages-femmes, 202
2. Vers une pratique masculine, scientifique, instrumentale, 208
3. La naissance d’un enseignement populaire, 213
III – ENTRE VIE ET MORT
A. Tenter l’impossible : interventions et impuissances, 230
1. « Voir périr la mère et l’enfant sans y pouvoir rien faire », 231
2. Situations contre nature, 236
3. Manipuler, sortir l'enfant, accoucher à tout prix, 240
4. L’enfant sauvé de sa mère : la césarienne, 248
B. La mort lente, 261
l. Les fièvres de l’accouchement, 262
2. La mortalité des femmes en couches : celle du mois qui suit la naissance, 272
C. Le nouveau-né : un pari sur la vie, 282
1. Morts et moribonds, 283
2. Des maladies propres aux nouveau-nés, 291
3. Conscience et inconscience de l’infanticide, 298
4. Donner la vie une seconde fois, 307
Conclusion, 321
Annexes, 331
Orientation bibliographique, 343
|
4° de Couverture : |
Maître-assistant d’histoire moderne à l'université de Montpellier III, oriente depuis quinze ans ses recherches vers l'anthropologie et |’histoire de la naissance, à partir de documents écrits, d'enquêtes ethnographiques et de rencontres avec des groupes d’obstétriciens, de sages-femmes et de mères.
L’accouchement : un acte d’importance pour l'individu, la famille, la communauté, l'Etat. C'est un passage difficile, pour la mère et l‘enfant, et ce moment a des résonances dans
les domaines de la médecine, de la religion, de la démographie, et, d’une façon générale, il est révélateur de croyances et de mentalités fort anciennes.
Mireille Laget montre ici, dans une tentative d’histoire globale, comment était vécu l’enfantement par les femmes et par la collectivité dans la société traditionnelle (XVI°-XVIII° siècles).
A la lire, on se rend compte à quel point l’accouchement dépend — dans ses pratiques, comme dans les rites et les croyances qui l'entourent — beaucoup plus des facteurs culturels que des facteurs biologiques.
La médicalisation de l'accouchement, qui s’ébauche à la fin du XVIIIe et s’achève au milieu du XXe siècle, traduit bien un changement de société — où l'efficacité et la sécurité des personnes l‘ont emporté — mais comme au détriment de la chaleur et des solidarités humaines. |
Naissances : L'accouchement avant l'âge de la clinique [texte imprimé] / Mireille Laget, Auteur . - Seuil, 1982 . - 354 pages. - ( L'univers historique) . ISBN : 978-2-02-006308-1 Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
Préface de Philippe Ariès, 7
Introduction, 11
I – L’ENFANT, CETTE ÉVIDENCE
A. La femme et le pouvoir de reproduire, 24
1. Femme mineure, femme mère, 25
2. Conjurer la stérilité, 35
3. La femme enceinte, déjà une mère, 41
B. Fécondité et sens de la vie, 56
1. L’idéologie du nombre, 57
2. Limites culturelles, limites matérielles de la natalité, 66
C. Le nouveau-né : quelle indifférence, quel intérêt ?, 79
1. Banalité et rigueur, 79
2. L’enfant d’une lignée : l’hérédité, 81
3. Deviner ou déterminer le sexe, 84
4. Naissance et rites de joie, 93
D. Des enfants en trop, 97
1. Vouloir et pouvoir limiter les familles, 98
2. « Ces bâtards qui sont la honte », 104
3. L’enfant remis à la société, 109
II – METTRE AU MONDE
A. S’accoucher ou être accouchée, 119
1. Les espaces de la naissance : temps, lieu, communauté, 120
2. Secours du Ciel, secours des hommes, 142
3. Souffrir pour créer : la souffrance est-elle inéluctable ?, 155
B. L’après : la victoire et l’angoisse, 172
1. Les signes de la vie, 174
2. Misères et promesses de la délivrance, 177
3. Un enfant à protéger et à nourrir, 185
C. « Elever les enfants » : un métier ?, 201
1. Le procès des sages-femmes, 202
2. Vers une pratique masculine, scientifique, instrumentale, 208
3. La naissance d’un enseignement populaire, 213
III – ENTRE VIE ET MORT
A. Tenter l’impossible : interventions et impuissances, 230
1. « Voir périr la mère et l’enfant sans y pouvoir rien faire », 231
2. Situations contre nature, 236
3. Manipuler, sortir l'enfant, accoucher à tout prix, 240
4. L’enfant sauvé de sa mère : la césarienne, 248
B. La mort lente, 261
l. Les fièvres de l’accouchement, 262
2. La mortalité des femmes en couches : celle du mois qui suit la naissance, 272
C. Le nouveau-né : un pari sur la vie, 282
1. Morts et moribonds, 283
2. Des maladies propres aux nouveau-nés, 291
3. Conscience et inconscience de l’infanticide, 298
4. Donner la vie une seconde fois, 307
Conclusion, 321
Annexes, 331
Orientation bibliographique, 343
|
4° de Couverture : |
Maître-assistant d’histoire moderne à l'université de Montpellier III, oriente depuis quinze ans ses recherches vers l'anthropologie et |’histoire de la naissance, à partir de documents écrits, d'enquêtes ethnographiques et de rencontres avec des groupes d’obstétriciens, de sages-femmes et de mères.
L’accouchement : un acte d’importance pour l'individu, la famille, la communauté, l'Etat. C'est un passage difficile, pour la mère et l‘enfant, et ce moment a des résonances dans
les domaines de la médecine, de la religion, de la démographie, et, d’une façon générale, il est révélateur de croyances et de mentalités fort anciennes.
Mireille Laget montre ici, dans une tentative d’histoire globale, comment était vécu l’enfantement par les femmes et par la collectivité dans la société traditionnelle (XVI°-XVIII° siècles).
A la lire, on se rend compte à quel point l’accouchement dépend — dans ses pratiques, comme dans les rites et les croyances qui l'entourent — beaucoup plus des facteurs culturels que des facteurs biologiques.
La médicalisation de l'accouchement, qui s’ébauche à la fin du XVIIIe et s’achève au milieu du XXe siècle, traduit bien un changement de société — où l'efficacité et la sécurité des personnes l‘ont emporté — mais comme au détriment de la chaleur et des solidarités humaines. |
|  |