Titre : |
La survivance |
Titre original : |
Traduire le trauma collectif |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Janine Altounian, Auteur ; Pierre Fédida, Préfacier, etc. ; René Kaës, Auteur de la postface, du colophon, etc. |
Editeur : |
Dunod |
Année de publication : |
2000 |
Collection : |
Collection Inconscient et Culture |
Importance : |
196 pages |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-10-004815-1 |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
Pierre Fédida, Préface, VII
INTRODUCTION : METTRE EN MOTS, METTRE EN TERRE, SE DÉMETTRE DES ANCÊTRES, 1
Une affliction lointaine sous le ciel de Paris, 1
Les effets dévoilants des syncopes, 4
Faire le deuil de ses morts : les inhumer dans le linceul du texte, 8
Sortir de l'enfermement traumatique ; entrer à l'école, entrer dans la cure, 11
Lire, dans l'écriture de l'autre, le réel exclu émergeant dans la cure, 13
Présentation des lectures/réceptions de l'ouvrage, 15
PARTIE 1 - LES SURVIVANTS SONT ENCOMBRANTS
Chapitre 1. Ecrasement culturel et écrasement psychique chez les survivants d'un génocide, 21
Différenciation culturelle et différenciation sexuelle, 21
Sémantique de l'émigration dans l'appareil conceptuel freudien, 23
Impact de l'histoire collective sur les fonctions psychiques en jeu dans l'acte de parole, 25
Discours historique et parole du sujet, 29
À quel autre parlent les héritiers d'un génocide ?, 33
Acquisition de la langue du tiers, 36
Caractère sacré et inconvenant du mémorial des défunts, 40
Effets politiques du travail analytique, 46
Chapitre 2. Traduire les restes, 51
Entre l’effacement à l'école et l'effacement à la maison, 51
Effraction traumatique du témoignage, par un tiers, sur la réalité externe d'un objet interne horrifiant, 56
Ce que racontent ou taisent les grands-mères, 60
Effets d'un héritage clandestin dans le champ social, 64
Effets d'un héritage clandestin dans la vie psychique, 68
Se penser Arménien dans la langue des autres, 74
Chapitre 3. Les survivants d'un génocide sont des exilés de nulle part, 79
Comment parler à l'autre quand le fantasme du retour ne parle plus ?, 79
Être expulsé d'un lieu inexistant, 81
Le stigmate « retour interdit », 83
Disparition du pays natal et de la représentation de soi dans l'espace, 86
Perte du sentiment de continuité de soi dans le temps, 88
Un poète apatride des années vingt : Nigoghos Sarafian, 91
PARTIE 2 : ECRIRE POUR INSCRIRE UN MEURTRE MUET
Chapitre 4. Un père transmet les traces d'une patrie perdue, 97
Un Bois de Vincennes se reflétant dans la mer Noire, 97
Les leurres du national et le fourvoiement des appartenances, 101
Un bois parisien porte le deuil du pays perdu, 105
Un bois parisien contient les souvenirs traumatisants, 106
Un bois parisien contient les souvenirs narcissisants de l’enfance, 109
Dans l’entre-deux des réminiscences se transmettent les traces de ce qui n'existe plus, 112
La conscience de l'effondrement n'exclut, pas le plaisir à vivre, 114
Chapitre 5. L'extermination des hommes invalide leur langue par implosion du lien social, 117
Être expulsé de sa langue, 117
... langue dans laquelle Freud pensa la psychanalyse, 119
Effets sur la langue et la pensée de l’exclusion sociale, 123
Effets sur la langue et la pensée de l’effondrement de l'altérité, 126
Perte de confiance en l’environnement, 127
Disparition de la transcendance, 130
Enucléation de l'intériorité psychique, 132
Chapitre 6. Ecrire la rupture réinstaure l'héritage, 135
Inscrire l'après-coup du traumatisme parental pour s'inscrire dans une généalogie, 135
Ecrire ou combler la lacune d'une parole absente dans les relations de parenté, 138
Ecrire ou instaurer un autre espace temps pour le trauma, 144
Ecrire ou constituer une médiation entre l'objet traumatisant et les générations persécutées, 147
Ecrire ou créer une triangulation entre soi, les ascendants et le monde, 151
Chapitre 7. Etre en dette d'un texte à ceux qui furent sans « papiers » , 157
L'écriture de soi par l'inscription de l'autre, 157
Mettre en mots l'histoire d'une vie parentale avortée pour se différencier d'elle, 162
Conditions sociales interdisant à la mère l'accès à la différenciation, 164
Conditions sociales livrant la mère à l'imposture du national-socialisme, 165
L'écrivain héritier transmet à la culture ceux qui en furent exclus, 167
Tableau des signifiants marquants du texte, 170
Chapitre 8. Angoisse de ne pas exister et apprentissage de la parole subjectivante, 171
A l'école de la République, du litige politique, de la cure analytique, 171
Deux modèles rhétoriques d'émancipation, 173
Entendre ou traduire « la mésentente », 175
« Mésentendre » ou dé-placer le bien entendu, 177
René Kaës, Postface, 181
Index bibliographique, 189
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4° de Couverture : |
« J'appelle survivance la stratégie inconsciente que les survivants d'une catastrophe collective et leurs descendants mettent réciproquement en place pour reconstruire sur pilotis les bases précaires d'une vie possible parmi les normalement vivants du monde où ils ont échoué. »
Janine Altounian propose dans cet ouvrage une réflexion sur la survivance, à l’intersection de l'histoire collective et de l’histoire psychique. La première partie aborde la question de la transmission psychique des effets d'un trauma collectif sur les descendants des rescapés, à partir de l'exemple du génocide arménien. La deuxième partie analyse des textes d'écrivains témoignant d'une semblable transmission : Nigoghos Sarafian, Jean Améry, Albert Camus, Pierre Pachet, Peter Handke, et met en lumière les thématiques de la clandestinité et de l'inadéquation.
L’ouvrage se clôt sur le thème de l'apprentissage de la parole subjectivante et complète ainsi cette poignante analyse du déni d'existence et de ses effets dans la vie psychique, dans le travail de l'écriture, dans le champ culturel et dans le champ politique.
Janine Altounian, germaniste, collabore aux traductions des œuvres complètes de Sigmund Freud aux Presses universitaires de France. Elle a publié en 1990 Ouvrez-moi seulement les chemins d'Arménie – un génocide aux déserts de l'inconscient, aux éditions Les Belles Lettres.
Préface de Pierre Fédida
Postface de René Kaës
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La survivance = Traduire le trauma collectif [texte imprimé] / Janine Altounian, Auteur ; Pierre Fédida, Préfacier, etc. ; René Kaës, Auteur de la postface, du colophon, etc. . - Dunod, 2000 . - 196 pages. - ( Collection Inconscient et Culture) . ISBN : 978-2-10-004815-1 Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
Pierre Fédida, Préface, VII
INTRODUCTION : METTRE EN MOTS, METTRE EN TERRE, SE DÉMETTRE DES ANCÊTRES, 1
Une affliction lointaine sous le ciel de Paris, 1
Les effets dévoilants des syncopes, 4
Faire le deuil de ses morts : les inhumer dans le linceul du texte, 8
Sortir de l'enfermement traumatique ; entrer à l'école, entrer dans la cure, 11
Lire, dans l'écriture de l'autre, le réel exclu émergeant dans la cure, 13
Présentation des lectures/réceptions de l'ouvrage, 15
PARTIE 1 - LES SURVIVANTS SONT ENCOMBRANTS
Chapitre 1. Ecrasement culturel et écrasement psychique chez les survivants d'un génocide, 21
Différenciation culturelle et différenciation sexuelle, 21
Sémantique de l'émigration dans l'appareil conceptuel freudien, 23
Impact de l'histoire collective sur les fonctions psychiques en jeu dans l'acte de parole, 25
Discours historique et parole du sujet, 29
À quel autre parlent les héritiers d'un génocide ?, 33
Acquisition de la langue du tiers, 36
Caractère sacré et inconvenant du mémorial des défunts, 40
Effets politiques du travail analytique, 46
Chapitre 2. Traduire les restes, 51
Entre l’effacement à l'école et l'effacement à la maison, 51
Effraction traumatique du témoignage, par un tiers, sur la réalité externe d'un objet interne horrifiant, 56
Ce que racontent ou taisent les grands-mères, 60
Effets d'un héritage clandestin dans le champ social, 64
Effets d'un héritage clandestin dans la vie psychique, 68
Se penser Arménien dans la langue des autres, 74
Chapitre 3. Les survivants d'un génocide sont des exilés de nulle part, 79
Comment parler à l'autre quand le fantasme du retour ne parle plus ?, 79
Être expulsé d'un lieu inexistant, 81
Le stigmate « retour interdit », 83
Disparition du pays natal et de la représentation de soi dans l'espace, 86
Perte du sentiment de continuité de soi dans le temps, 88
Un poète apatride des années vingt : Nigoghos Sarafian, 91
PARTIE 2 : ECRIRE POUR INSCRIRE UN MEURTRE MUET
Chapitre 4. Un père transmet les traces d'une patrie perdue, 97
Un Bois de Vincennes se reflétant dans la mer Noire, 97
Les leurres du national et le fourvoiement des appartenances, 101
Un bois parisien porte le deuil du pays perdu, 105
Un bois parisien contient les souvenirs traumatisants, 106
Un bois parisien contient les souvenirs narcissisants de l’enfance, 109
Dans l’entre-deux des réminiscences se transmettent les traces de ce qui n'existe plus, 112
La conscience de l'effondrement n'exclut, pas le plaisir à vivre, 114
Chapitre 5. L'extermination des hommes invalide leur langue par implosion du lien social, 117
Être expulsé de sa langue, 117
... langue dans laquelle Freud pensa la psychanalyse, 119
Effets sur la langue et la pensée de l’exclusion sociale, 123
Effets sur la langue et la pensée de l’effondrement de l'altérité, 126
Perte de confiance en l’environnement, 127
Disparition de la transcendance, 130
Enucléation de l'intériorité psychique, 132
Chapitre 6. Ecrire la rupture réinstaure l'héritage, 135
Inscrire l'après-coup du traumatisme parental pour s'inscrire dans une généalogie, 135
Ecrire ou combler la lacune d'une parole absente dans les relations de parenté, 138
Ecrire ou instaurer un autre espace temps pour le trauma, 144
Ecrire ou constituer une médiation entre l'objet traumatisant et les générations persécutées, 147
Ecrire ou créer une triangulation entre soi, les ascendants et le monde, 151
Chapitre 7. Etre en dette d'un texte à ceux qui furent sans « papiers » , 157
L'écriture de soi par l'inscription de l'autre, 157
Mettre en mots l'histoire d'une vie parentale avortée pour se différencier d'elle, 162
Conditions sociales interdisant à la mère l'accès à la différenciation, 164
Conditions sociales livrant la mère à l'imposture du national-socialisme, 165
L'écrivain héritier transmet à la culture ceux qui en furent exclus, 167
Tableau des signifiants marquants du texte, 170
Chapitre 8. Angoisse de ne pas exister et apprentissage de la parole subjectivante, 171
A l'école de la République, du litige politique, de la cure analytique, 171
Deux modèles rhétoriques d'émancipation, 173
Entendre ou traduire « la mésentente », 175
« Mésentendre » ou dé-placer le bien entendu, 177
René Kaës, Postface, 181
Index bibliographique, 189
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4° de Couverture : |
« J'appelle survivance la stratégie inconsciente que les survivants d'une catastrophe collective et leurs descendants mettent réciproquement en place pour reconstruire sur pilotis les bases précaires d'une vie possible parmi les normalement vivants du monde où ils ont échoué. »
Janine Altounian propose dans cet ouvrage une réflexion sur la survivance, à l’intersection de l'histoire collective et de l’histoire psychique. La première partie aborde la question de la transmission psychique des effets d'un trauma collectif sur les descendants des rescapés, à partir de l'exemple du génocide arménien. La deuxième partie analyse des textes d'écrivains témoignant d'une semblable transmission : Nigoghos Sarafian, Jean Améry, Albert Camus, Pierre Pachet, Peter Handke, et met en lumière les thématiques de la clandestinité et de l'inadéquation.
L’ouvrage se clôt sur le thème de l'apprentissage de la parole subjectivante et complète ainsi cette poignante analyse du déni d'existence et de ses effets dans la vie psychique, dans le travail de l'écriture, dans le champ culturel et dans le champ politique.
Janine Altounian, germaniste, collabore aux traductions des œuvres complètes de Sigmund Freud aux Presses universitaires de France. Elle a publié en 1990 Ouvrez-moi seulement les chemins d'Arménie – un génocide aux déserts de l'inconscient, aux éditions Les Belles Lettres.
Préface de Pierre Fédida
Postface de René Kaës
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