Titre : |
Quelle petite phrase bouleversante au coeur d'un être? : Proust, Freud, Spinoza |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Max Dorra, Auteur |
Editeur : |
Gallimard |
Année de publication : |
2005 |
Collection : |
NRF |
Sous-collection : |
Connaissance de l'inconscient |
Importance : |
298 pages |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-07-077480-7 |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
Prélude
I. PROUST. SEPT NOTES DANS LE TEMPS
1. Le petit Marcel entre sonate et septuor, 23
2. La musique, métaphore vivante, 45
3. La science de la relation entre les êtres, 55
Intermezzo : Petite phrase de Proust, galop de Freud, 65
Il. FREUD. LE GALOP DES RÊVES
1. L’Interprétation des rêves : une cavalcade, 73
2. La musique du cerveau, 87
3. Histoire véritable de la philosophie, 101
Intermezzo : L’intuition catégoriale du déprimé, le transcendantal de Kant, Einstein et Spinoza, 115
III. SPINOZA. VIOLON SOLO
1. Baruch, ou l'histoire d'une guérison, 127
2. Manuscrit trouvé dans la cervelle d’un spinozien, 135
3. La force d’exister dépend de la tonalité du moi, 155
lntermezzo : Mai 68. Des spinoziens font reculer la plus grande puissance du monde, 175
IV. PROUST, FREUD, SPINOZA.
LA LANGUE DE L’ABSOLU, UNE FUGUE
1. Petite phrase de Proust, molécules de Freud, joie de Spinoza, 183
2. L’hérétique et les langues étrangères, 205
3. Comment rendre l’autre aphasique en le déprimant. Le surnous des groupes, 213
FINALE : UNE PETITE PHRASE
ENTRE MÉMOIRE ET IMAGINAIRE.
MUSIQUE ET CERVEAU
1. Affect et mémoire, 237
2. Musique et philosophie. Corps et esprit, 247
3. Imaginaire et hérésie. Une écriture à l’écoute du monde, 269
|
4° de Couverture : |
Rien n'est plus étonnant qu'un changement d’humeur. Rien de plus important. Même si cela peut sembler excessif, je le maintiens.
Je roulais un jour de tristes pensées. ayant perdu toute confiance en moi, en mes capacités intellectuelles, éperdument en quête d’un remède à mon anxiété. J'avais frappé à toutes les portes et la seule par où je pouvais entrer, que j'aurais cherchée en vain pendant cent ans, je m’y heurtai sans le savoir et comme par miracle elle s’ouvrit. Alors, d'un coup, revint mon appétit de vivre, s’évanouirent mes doutes sur moi-même, mon inquiétude quant à l’avenir. Tout était de nouveau possible.
Ces mots ont été utilisés par Proust, Freud, Spinoza pour décrire ce qui avait été la plus grande surprise de leur vie, la plus exaltante. Sans doute l'événement fondateur de leur oeuvre. La sortie d‘un montage qui les incarcérait.
Dans À la recherche du temps perdu, L’lnterprétation des rêves, |'Éthique, ils ont inscrit la trace de cet instant décisif. Cet instant de joie, de liberté qu'ils ont tenté d’analyser pour être capables de le revivre. D’en retrouver la musique. Une fugue.
Des résistants évadés, c’est ce qu’il leur avait fallu être. Pour retrouver leur parole, pouvoir inventer leur vie, Marcel, Sigmund, Baruch ont dû détonner, refuser de chanter dans le chœur des mondains du Faubourg Saint-Germain, des médecins de Vienne, des rabbins d’Amsterdam. Comme certains aphasiques qui ne reconquièrent la capacité de manier les mots qu’en les liant à une mélodie nouvelle. Et la musique, ici, n’est pas qu’une métaphore.
Proust, Freud. Spinoza, la musique. le cerveau. Cette énumération apparemment hétéroclite a pourtant un sens. C’est le sens de ce livre.
M. D. |
Quelle petite phrase bouleversante au coeur d'un être? : Proust, Freud, Spinoza [texte imprimé] / Max Dorra, Auteur . - Gallimard, 2005 . - 298 pages. - ( NRF. Connaissance de l'inconscient) . ISBN : 978-2-07-077480-7 Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
Prélude
I. PROUST. SEPT NOTES DANS LE TEMPS
1. Le petit Marcel entre sonate et septuor, 23
2. La musique, métaphore vivante, 45
3. La science de la relation entre les êtres, 55
Intermezzo : Petite phrase de Proust, galop de Freud, 65
Il. FREUD. LE GALOP DES RÊVES
1. L’Interprétation des rêves : une cavalcade, 73
2. La musique du cerveau, 87
3. Histoire véritable de la philosophie, 101
Intermezzo : L’intuition catégoriale du déprimé, le transcendantal de Kant, Einstein et Spinoza, 115
III. SPINOZA. VIOLON SOLO
1. Baruch, ou l'histoire d'une guérison, 127
2. Manuscrit trouvé dans la cervelle d’un spinozien, 135
3. La force d’exister dépend de la tonalité du moi, 155
lntermezzo : Mai 68. Des spinoziens font reculer la plus grande puissance du monde, 175
IV. PROUST, FREUD, SPINOZA.
LA LANGUE DE L’ABSOLU, UNE FUGUE
1. Petite phrase de Proust, molécules de Freud, joie de Spinoza, 183
2. L’hérétique et les langues étrangères, 205
3. Comment rendre l’autre aphasique en le déprimant. Le surnous des groupes, 213
FINALE : UNE PETITE PHRASE
ENTRE MÉMOIRE ET IMAGINAIRE.
MUSIQUE ET CERVEAU
1. Affect et mémoire, 237
2. Musique et philosophie. Corps et esprit, 247
3. Imaginaire et hérésie. Une écriture à l’écoute du monde, 269
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4° de Couverture : |
Rien n'est plus étonnant qu'un changement d’humeur. Rien de plus important. Même si cela peut sembler excessif, je le maintiens.
Je roulais un jour de tristes pensées. ayant perdu toute confiance en moi, en mes capacités intellectuelles, éperdument en quête d’un remède à mon anxiété. J'avais frappé à toutes les portes et la seule par où je pouvais entrer, que j'aurais cherchée en vain pendant cent ans, je m’y heurtai sans le savoir et comme par miracle elle s’ouvrit. Alors, d'un coup, revint mon appétit de vivre, s’évanouirent mes doutes sur moi-même, mon inquiétude quant à l’avenir. Tout était de nouveau possible.
Ces mots ont été utilisés par Proust, Freud, Spinoza pour décrire ce qui avait été la plus grande surprise de leur vie, la plus exaltante. Sans doute l'événement fondateur de leur oeuvre. La sortie d‘un montage qui les incarcérait.
Dans À la recherche du temps perdu, L’lnterprétation des rêves, |'Éthique, ils ont inscrit la trace de cet instant décisif. Cet instant de joie, de liberté qu'ils ont tenté d’analyser pour être capables de le revivre. D’en retrouver la musique. Une fugue.
Des résistants évadés, c’est ce qu’il leur avait fallu être. Pour retrouver leur parole, pouvoir inventer leur vie, Marcel, Sigmund, Baruch ont dû détonner, refuser de chanter dans le chœur des mondains du Faubourg Saint-Germain, des médecins de Vienne, des rabbins d’Amsterdam. Comme certains aphasiques qui ne reconquièrent la capacité de manier les mots qu’en les liant à une mélodie nouvelle. Et la musique, ici, n’est pas qu’une métaphore.
Proust, Freud. Spinoza, la musique. le cerveau. Cette énumération apparemment hétéroclite a pourtant un sens. C’est le sens de ce livre.
M. D. |
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