Titre : |
Poétique analytique : Des langues et des discours dans la psychanalyse |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Jacques Durandeaux, Auteur |
Editeur : |
Seuil |
Année de publication : |
1982 |
Importance : |
194 pages |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-02-006304-3 |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
Exergue, 7. — Liminaire, 9.
Analysant, analyse, analyste
Adresse, 13. — Alibi, 17. — Amour et analyse, 18. — Analyste, 19. — Analyste malgré soi, 20. — Auto-analyse, 22. — Axiomes et idées reçues, 23. — Manières de dire, expressions toutes faites, tics locutoires, paradoxes, truismes, 24. — « Besoin » d’être analyste, 25. — Demande d’analyse, 26. — Malentendu, 28. — « Désêtre », 29. — Didactique : le projet d’analyse didactique, 30. — « Discernement des esprits », 31. — Don, cadeaux empoisonnés, 32. — Écoute analytique, 32. — Éradication du jugement, 35. — Fonction de l’analyse, 36. — Généalogie analytique, 37. — Genèse, 38. — Interprétation analytique, 38. — Lettres, 39. — Mange ton destin, 40. — Plus d’analyste pour poursuivre l’analyse, 41. — Psychanalyse, psychologie : de la manipulation, 42. — La psychologie comme négation de l’inconscient, 43. — Psychothérapie - psychanalyse, 44. — Qui suis-je ?, 45. — Réussite, 46. — Ritualisation, 47. — Signature, 48. — Suffisance, 49. — Du sujet de l’amour, du sujet de l'analyse et du sujet de la science, 51. — Superficiel - profond, 53. — Le temps et la durée, 54. — Tout est dit, 55. — Le vrai est invraisemblable, 56.
Langue
Être et parler, 59. — Incantation, 61. — Parole et inconscient, 62. — Langues et dialectes, 63. — Langues dont l’usage est circonscrit, 73. — Langue de l’analyse, langue maternelle, langue étrangère, 75. — Langue maternelle, langue de la mère, 76. — Transfuges de l’hystérie, 77. — Bégaiement, 78. — Mutiques, 78. — Polarités, 80. — Relais, 80. — Répétition, 81. — Insignifiant, 83. — « Déparler », 84. — Le questionneur et sa question, 85. —
Rupture entre le quotidien et le divan, 87. — « Quand dire, c’est faire », 88.
Corps, plaisir et jouissance
Prendre livraison de son corps, 93. — Le corps dans l’analyse, 94. — Identification et jouissance, 95. — La jouissance de l’autre, 96. — Impasse du plaisir, impasse de la réalité, 96. — Jouissance paroxystique, 98. — Rupture entre le plaisir et la jouissance dans le discours pervers, 98. — Jouissance, souffrance et perversion, 99.
Désir
Obsessionnels, 103. — Violence et désir, 103.
Inconscient et imaginaire
Inconscient et imaginaire, 107.
Amour
Le discours amoureux et le discours de l’amour, 111. — Précursion de la haine sur l’amour, 112. — Passion amoureuse, folie et phobie, 113.
Nosologie analytique
Nosologie analytique, 117. — Structure ?, 122.
Clinique
Symptôme, 127. — « Obsession sexuelle », 129. — L’homosexualité comme symptôme, 129. — L’amour courtois des homosexuels masculins, 131. — La gémellarité homosexuelle, 132. — Homosexualité et perversion, 134. — « Impuissance » masculine, 135. — Pédérastie, 136. — Hystérie, 136. — Comédien, 137. — L’hystérique s’évertue à interpréter l’autre, 138. — Plutôt mourir que de renoncer à savoir, 138. — Hystérie et perversion, 139. — Analyse des psychotiques, 140.
Pervers
La perversion, concept importé de la morale, 145. — Pourquoi un pervers vient-il en analyse ?, 148. — Recours contre la folie, 149. — L'analyse des pervers et sa difficulté : peuvent-ils être analysants ?, 151. — Le discours pervers est-il plus fréquent que les autres ?, 154. — Des pervers en analyse..., 155. — Les pervers en proie à l’imaginaire, 158. — Agent pervertissant, 158. — La perversion est réactionnelle et réactionnaire, 159. — Permanente tentative de perversion de l’analyse par le pervers, 160. — Faux pervers qui se défendent de la perversion, 161. — Analyse des pervers ? le recours à l’hystérie..., 162. — Le salut par la jouissance, 163. — Lucidité - aveuglement, 163. — Coupables, 165. — Deuil impossible pour les pervers, 167. — Institutions, 167. — La théologie catholique romaine, catalyseur de perversions, 168. — Un pervers ne peut et/ou ne doit pas être analyste, 169. — Conversion du per-
vers, 171.
Art, écriture
Écriture et perversion, écriture et analyse, 177. — Anonymat, 178. — L’art et le discours esthétique, 179.
Conclure
Destin, 185. — Sainteté, 186. |
4° de Couverture : |
La psychiatrie met des étiquettes sur des comportements, cherche à remettre de l’ordre, à restaurer des ordres dérangés ; elle enferme les êtres dans des diagnostics, voire des asiles.
La psychanalyse, elle, est une écoute ; l’apprentissage d’une langue : celle que parle l’analysant. Car on parle névrotique, pervers ou psychotique, un peu comme on parle anglais, allemand ou chinois. En plus, on ne parle pas forcément “sa” propre langue...
Le discours de l’analyse est un poème, qui emprunte tous les chemins : il peut tout faire, se jouer de tout et de tout le monde, y compris du poète. Il s’agit bien de glossolalie, comme, au matin de la Pentecôte, tous ces Galiléens et disciples incultes qui se mirent à parler de multiples langues qui leur étaient jusque-là inconnues, sous l’impulsion de l’Esprit, à ce que raconte la légende.
Et l’écoute de l’analyste, attentive aux langues qui se parlent, tente d’établir les genres de ces poèmes, leurs styles et leurs figures ; d’en dégager la grammaire et la syntaxe, même si les langues utilisées changent à l’intérieur d’un même chant : l’analysant est un poète polyglotte. J.D.
Jacques Durandeaux, psychanalyste, est né en 1926 : il a publié chez différents éditeurs des ouvrages psychanalytiques, philosophiques, esthétiques et littéraires.
Ce livre rompt délibérément avec le langage habituel des ouvrages psychanalytiques : il est écrit dans une langue littéraire et belle, et s’adresse à un public intéressé mais non nécessairement spécialisé,sans jamais être un livre de vulgarisation : le lecteur y est pris par la main pour que lui devienne sensible la démarche psychanalytique d’aujourd’hui. Les thèses majeures en sont originales et engagent le travail psychanalytique dans des chemins nouveaux. |
Poétique analytique : Des langues et des discours dans la psychanalyse [texte imprimé] / Jacques Durandeaux, Auteur . - Seuil, 1982 . - 194 pages. ISBN : 978-2-02-006304-3 Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
Exergue, 7. — Liminaire, 9.
Analysant, analyse, analyste
Adresse, 13. — Alibi, 17. — Amour et analyse, 18. — Analyste, 19. — Analyste malgré soi, 20. — Auto-analyse, 22. — Axiomes et idées reçues, 23. — Manières de dire, expressions toutes faites, tics locutoires, paradoxes, truismes, 24. — « Besoin » d’être analyste, 25. — Demande d’analyse, 26. — Malentendu, 28. — « Désêtre », 29. — Didactique : le projet d’analyse didactique, 30. — « Discernement des esprits », 31. — Don, cadeaux empoisonnés, 32. — Écoute analytique, 32. — Éradication du jugement, 35. — Fonction de l’analyse, 36. — Généalogie analytique, 37. — Genèse, 38. — Interprétation analytique, 38. — Lettres, 39. — Mange ton destin, 40. — Plus d’analyste pour poursuivre l’analyse, 41. — Psychanalyse, psychologie : de la manipulation, 42. — La psychologie comme négation de l’inconscient, 43. — Psychothérapie - psychanalyse, 44. — Qui suis-je ?, 45. — Réussite, 46. — Ritualisation, 47. — Signature, 48. — Suffisance, 49. — Du sujet de l’amour, du sujet de l'analyse et du sujet de la science, 51. — Superficiel - profond, 53. — Le temps et la durée, 54. — Tout est dit, 55. — Le vrai est invraisemblable, 56.
Langue
Être et parler, 59. — Incantation, 61. — Parole et inconscient, 62. — Langues et dialectes, 63. — Langues dont l’usage est circonscrit, 73. — Langue de l’analyse, langue maternelle, langue étrangère, 75. — Langue maternelle, langue de la mère, 76. — Transfuges de l’hystérie, 77. — Bégaiement, 78. — Mutiques, 78. — Polarités, 80. — Relais, 80. — Répétition, 81. — Insignifiant, 83. — « Déparler », 84. — Le questionneur et sa question, 85. —
Rupture entre le quotidien et le divan, 87. — « Quand dire, c’est faire », 88.
Corps, plaisir et jouissance
Prendre livraison de son corps, 93. — Le corps dans l’analyse, 94. — Identification et jouissance, 95. — La jouissance de l’autre, 96. — Impasse du plaisir, impasse de la réalité, 96. — Jouissance paroxystique, 98. — Rupture entre le plaisir et la jouissance dans le discours pervers, 98. — Jouissance, souffrance et perversion, 99.
Désir
Obsessionnels, 103. — Violence et désir, 103.
Inconscient et imaginaire
Inconscient et imaginaire, 107.
Amour
Le discours amoureux et le discours de l’amour, 111. — Précursion de la haine sur l’amour, 112. — Passion amoureuse, folie et phobie, 113.
Nosologie analytique
Nosologie analytique, 117. — Structure ?, 122.
Clinique
Symptôme, 127. — « Obsession sexuelle », 129. — L’homosexualité comme symptôme, 129. — L’amour courtois des homosexuels masculins, 131. — La gémellarité homosexuelle, 132. — Homosexualité et perversion, 134. — « Impuissance » masculine, 135. — Pédérastie, 136. — Hystérie, 136. — Comédien, 137. — L’hystérique s’évertue à interpréter l’autre, 138. — Plutôt mourir que de renoncer à savoir, 138. — Hystérie et perversion, 139. — Analyse des psychotiques, 140.
Pervers
La perversion, concept importé de la morale, 145. — Pourquoi un pervers vient-il en analyse ?, 148. — Recours contre la folie, 149. — L'analyse des pervers et sa difficulté : peuvent-ils être analysants ?, 151. — Le discours pervers est-il plus fréquent que les autres ?, 154. — Des pervers en analyse..., 155. — Les pervers en proie à l’imaginaire, 158. — Agent pervertissant, 158. — La perversion est réactionnelle et réactionnaire, 159. — Permanente tentative de perversion de l’analyse par le pervers, 160. — Faux pervers qui se défendent de la perversion, 161. — Analyse des pervers ? le recours à l’hystérie..., 162. — Le salut par la jouissance, 163. — Lucidité - aveuglement, 163. — Coupables, 165. — Deuil impossible pour les pervers, 167. — Institutions, 167. — La théologie catholique romaine, catalyseur de perversions, 168. — Un pervers ne peut et/ou ne doit pas être analyste, 169. — Conversion du per-
vers, 171.
Art, écriture
Écriture et perversion, écriture et analyse, 177. — Anonymat, 178. — L’art et le discours esthétique, 179.
Conclure
Destin, 185. — Sainteté, 186. |
4° de Couverture : |
La psychiatrie met des étiquettes sur des comportements, cherche à remettre de l’ordre, à restaurer des ordres dérangés ; elle enferme les êtres dans des diagnostics, voire des asiles.
La psychanalyse, elle, est une écoute ; l’apprentissage d’une langue : celle que parle l’analysant. Car on parle névrotique, pervers ou psychotique, un peu comme on parle anglais, allemand ou chinois. En plus, on ne parle pas forcément “sa” propre langue...
Le discours de l’analyse est un poème, qui emprunte tous les chemins : il peut tout faire, se jouer de tout et de tout le monde, y compris du poète. Il s’agit bien de glossolalie, comme, au matin de la Pentecôte, tous ces Galiléens et disciples incultes qui se mirent à parler de multiples langues qui leur étaient jusque-là inconnues, sous l’impulsion de l’Esprit, à ce que raconte la légende.
Et l’écoute de l’analyste, attentive aux langues qui se parlent, tente d’établir les genres de ces poèmes, leurs styles et leurs figures ; d’en dégager la grammaire et la syntaxe, même si les langues utilisées changent à l’intérieur d’un même chant : l’analysant est un poète polyglotte. J.D.
Jacques Durandeaux, psychanalyste, est né en 1926 : il a publié chez différents éditeurs des ouvrages psychanalytiques, philosophiques, esthétiques et littéraires.
Ce livre rompt délibérément avec le langage habituel des ouvrages psychanalytiques : il est écrit dans une langue littéraire et belle, et s’adresse à un public intéressé mais non nécessairement spécialisé,sans jamais être un livre de vulgarisation : le lecteur y est pris par la main pour que lui devienne sensible la démarche psychanalytique d’aujourd’hui. Les thèses majeures en sont originales et engagent le travail psychanalytique dans des chemins nouveaux. |
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