Titre : |
Vous serez tous des maîtres : La grande illusion des temps moderne |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Philippe d'Iribane, Auteur |
Editeur : |
Seuil |
Année de publication : |
1996 |
Collection : |
La couleur des idées |
Importance : |
226 pages |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-02-028192-8 |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
Avant-propos, 7
PREMIÈRE PARTIE
Un mythe : le souverain déchu
1. Le modèle ambigu de l’homme nouveau, 19
De l’horreur de l’esclavage à une revendication d’autonomie radicale, 20
« Tous sont rois », 24
Sieyès ou la revanche du tiers état, 27
Egaux en tant qu’hommes libres, 29
Une soumission qui libère, 31
Des riches sans pouvoir sur les pauvres, 35
La raison fonde une dépendance légitime, 38
Les limites de l’humanité, 42
Les différences de conditions ne sont pas abolies, 43
Le mépris de la « populace », 46
2. La traque de la dépendance, 49
Les prolétaires deviendront maîtres, 50
Pas de différences naturelles de rôles, 56
La perte de légitimité de l’élitisme républicain, 61
Chacun est maître du sens et de la valeur de ses actes, 66
Une traque sans fin, 74
3. Un mythe de fondation, 77
Une structure de mythe, 77
Les mythes traditionnels et la diversité des humains, 83
La figure ambiguë du souverain déchu, 90
Dissymétries d’autorité, dissymétries de pouvoir, 95
DEUXIÈME PARTIE
Citoyens mais...
4. Presque maîtres, 107
Qui est citoyen ?, 108
Qui doit voter ?, 113
Le suffrage universel, 119
Un compromis entre démocratie et gouvernement des élites, 124
5. Travail digne, travail indigne, 129
Instaurer la république dans l’atelier, 129
Des inégalités irréductibles de pouvoir, 134
Le maintien d’une hiérarchie des métiers, 137
Dignes quand même, 141
L’actualité de l’honneur de métier, 144
Tout n’est pas gagné, 150
6. Les stigmates de l’assistance, 157
De la charité au travail, 158
Impliquer l’Etat dans l’offre de travail, 164
Eduquer les pauvres, 166
Des formes de transferts où l’aide se voile, 170
Eviter de stigmatiser les pauvres, 173
L’indignité demeure, 178
Le poids inéluctable du regard social, 181
Les limites de la référence aux droits des pauvres, 186
Un dilemme inextricable, 189
La vision traditionnelle de la société n’offre guère de recours, 192
Conclusion : Pouvoir et dignité, 197
L’étendue d’un échec, 197
Du refus de l’humiliation à la fascination du pouvoir, 200
La cohérence d’un héritage, 201
Il élève les humbles, 205
Un pas dans une longue histoire, 208
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4° de Couverture : |
Quand il s’agit des hommes sans pouvoir, ou avec peu de pouvoir, une immense contradiction traverse nos sociétés modernes. Comme sujets politiques, ils sont détenteurs des mêmes droits, revêtus de la même dignité, munis des mêmes prérogatives que tous les citoyens. Mais quand ils sont côtoyés comme individus de chair et d’os dans le quotidien de l'existence, nous peinons à les regarder comme égaux en dignité, ou même comme des hommes à part entière, tant qu’ils n’ont pas rejoint la condition commune de ceux qui ne doivent rien à personne. Comment expliquer cet écart ? Nos mœurs retarderaient-elles par rapport aux idéaux politiques et sociaux de la Raison éclairée ?
En réalité, c’est l’idéal même de l’individu souverain, porté par le projet moderne, qui est au cœur de la contradiction où nous sommes. Source des droits du citoyen, cet idéal alimente et fonde aussi le regard social, un regard impitoyable sur ceux qui n’ont pas leur place dans une société d’êtres émancipés. La question posée pourrait dès lors s’énoncer ainsi : est-il une dignité pour ceux qui n’ont pas de pouvoir (économique, politique...), pour ceux qui ne sont pas des individus souverains ?
Reconstituer la genèse et les conséquences, au cœur même de nos convictions les plus profondes, du double « regard » sur les humbles et du statut ambivalent que nous leur réservons, tel est l’objet de ce livre très éclairant sur le social aujourd’hui.
Philippe d’Iribarne. Né en 1937. Polytechnicien, ingénieur des Mines et directeur de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur les racines culturelles des formes réputées modernes d’organisation, à la frontière de l’économique, du politique et du social. A publié notamment La Logique de l’honneur (Seuil, 1989), Le Chômage paradoxal (PUF, 1990). |
Vous serez tous des maîtres : La grande illusion des temps moderne [texte imprimé] / Philippe d'Iribane, Auteur . - Seuil, 1996 . - 226 pages. - ( La couleur des idées) . ISBN : 978-2-02-028192-8 Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
Avant-propos, 7
PREMIÈRE PARTIE
Un mythe : le souverain déchu
1. Le modèle ambigu de l’homme nouveau, 19
De l’horreur de l’esclavage à une revendication d’autonomie radicale, 20
« Tous sont rois », 24
Sieyès ou la revanche du tiers état, 27
Egaux en tant qu’hommes libres, 29
Une soumission qui libère, 31
Des riches sans pouvoir sur les pauvres, 35
La raison fonde une dépendance légitime, 38
Les limites de l’humanité, 42
Les différences de conditions ne sont pas abolies, 43
Le mépris de la « populace », 46
2. La traque de la dépendance, 49
Les prolétaires deviendront maîtres, 50
Pas de différences naturelles de rôles, 56
La perte de légitimité de l’élitisme républicain, 61
Chacun est maître du sens et de la valeur de ses actes, 66
Une traque sans fin, 74
3. Un mythe de fondation, 77
Une structure de mythe, 77
Les mythes traditionnels et la diversité des humains, 83
La figure ambiguë du souverain déchu, 90
Dissymétries d’autorité, dissymétries de pouvoir, 95
DEUXIÈME PARTIE
Citoyens mais...
4. Presque maîtres, 107
Qui est citoyen ?, 108
Qui doit voter ?, 113
Le suffrage universel, 119
Un compromis entre démocratie et gouvernement des élites, 124
5. Travail digne, travail indigne, 129
Instaurer la république dans l’atelier, 129
Des inégalités irréductibles de pouvoir, 134
Le maintien d’une hiérarchie des métiers, 137
Dignes quand même, 141
L’actualité de l’honneur de métier, 144
Tout n’est pas gagné, 150
6. Les stigmates de l’assistance, 157
De la charité au travail, 158
Impliquer l’Etat dans l’offre de travail, 164
Eduquer les pauvres, 166
Des formes de transferts où l’aide se voile, 170
Eviter de stigmatiser les pauvres, 173
L’indignité demeure, 178
Le poids inéluctable du regard social, 181
Les limites de la référence aux droits des pauvres, 186
Un dilemme inextricable, 189
La vision traditionnelle de la société n’offre guère de recours, 192
Conclusion : Pouvoir et dignité, 197
L’étendue d’un échec, 197
Du refus de l’humiliation à la fascination du pouvoir, 200
La cohérence d’un héritage, 201
Il élève les humbles, 205
Un pas dans une longue histoire, 208
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4° de Couverture : |
Quand il s’agit des hommes sans pouvoir, ou avec peu de pouvoir, une immense contradiction traverse nos sociétés modernes. Comme sujets politiques, ils sont détenteurs des mêmes droits, revêtus de la même dignité, munis des mêmes prérogatives que tous les citoyens. Mais quand ils sont côtoyés comme individus de chair et d’os dans le quotidien de l'existence, nous peinons à les regarder comme égaux en dignité, ou même comme des hommes à part entière, tant qu’ils n’ont pas rejoint la condition commune de ceux qui ne doivent rien à personne. Comment expliquer cet écart ? Nos mœurs retarderaient-elles par rapport aux idéaux politiques et sociaux de la Raison éclairée ?
En réalité, c’est l’idéal même de l’individu souverain, porté par le projet moderne, qui est au cœur de la contradiction où nous sommes. Source des droits du citoyen, cet idéal alimente et fonde aussi le regard social, un regard impitoyable sur ceux qui n’ont pas leur place dans une société d’êtres émancipés. La question posée pourrait dès lors s’énoncer ainsi : est-il une dignité pour ceux qui n’ont pas de pouvoir (économique, politique...), pour ceux qui ne sont pas des individus souverains ?
Reconstituer la genèse et les conséquences, au cœur même de nos convictions les plus profondes, du double « regard » sur les humbles et du statut ambivalent que nous leur réservons, tel est l’objet de ce livre très éclairant sur le social aujourd’hui.
Philippe d’Iribarne. Né en 1937. Polytechnicien, ingénieur des Mines et directeur de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur les racines culturelles des formes réputées modernes d’organisation, à la frontière de l’économique, du politique et du social. A publié notamment La Logique de l’honneur (Seuil, 1989), Le Chômage paradoxal (PUF, 1990). |
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