Titre : |
Céder n'est pas consentir |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Clotilde Leguil, Auteur |
Editeur : |
Presses universitaires de France (PUF) |
Année de publication : |
2021 |
Importance : |
226 pages |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-13-082920-1 |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
I. Le « Nous » de la révolte, le « Je » du consentement, 9
Conséquences psychiques du mouvement #metoo, 11
Effets paradoxaux de la libération sexuelle, 16
Du « Nous » politique au « Nous » du pacte amoureux, 23
II. Énigme du consentement, 27
Obscur consentement, 28
Le risque du consentement, 32
Ambiguïté du consentement au féminin, 35
III. Entre « céder » et « consentir », une frontière, 39
Enjeu éthique d'une distinction, 40
Une frontière au niveau du corps, 45
« Qui ne dit mot consent ? », 48
IV. Le consentement, intime et politique, 51
Contre le droit du plus fort, le consentement du sujet, 53
Destitution du pouvoir des pères, 56
Consentement politique forcé, 59
V. En deçà de consentir, « se laisser faire », 65
« Se laisser faire », consentir à se dessaisir de soi, 66
« Se laisser faire », s'inquiéter du désir de l'Autre, 69
« Se laisser faire », céder à l'effroi, 77
VI. « Céder sur », 87
« Céder sur son désir », 88
Choisir son désir, un vouloir inconditionnel, 91
Ne pas céder à l'emprise du Surmoi, 95
Renversement du sens de la culpabilité, 100
Ne pas se trahir soi-même, 102
VII. « Céder à », 109
Situation traumatique, 110
Figement, impossibilité de dire, 112
Marque ineffaçable, hantise, 116
Cession, 122
VIII. Langue coupée, 125
Le cri de Philomèle, 128
Ne pas taire ce qu'on ne peut pas dire, 131
IX. Qui me croira ?, 137
La bouche cousue de Dora, 139
Le reste du trauma, intraduisible, 142
X. Ressusciter le silence, pouvoir en revenir, 147
Céder à l’effroi de la guerre, 150
Le voyage au bout de l'enfer de Nick, 157
Le récit du trauma, lambeau de discours, 161
XI. Consentement à être autre à soi-même, 167
Consentir à un dédoublement, 170
Une jouissance « à elle », 175
Le consentement, un déplacement, 180
XII. Folles concessions, 185
Déprise et emprise, 186
Se croire aimée, s'égarer, 189
Mésusage de la psychanalyse au service de la pulsion, 192
XIII. Au-delà de la révolte, consentir à dire, 197
Consentir « au nom de », 198
Désobéir, 201
Annexe, 207
Bibliographie, 211
Filmographie, 214
Remerciements , 215
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4° de Couverture : |
« Céder n’est pas consentir.» Cela semble une évidence. Il faut affirmer l’existence d'une frontière entre « céder » et « consentir ». Pourtant, il existe quelquefois une proximité dangereuse entre les deux. Le consentement en effet comporte toujours un risque : jamais je ne peux savoir à l’avance où celui-ci me conduira. Se pourrait-il dès lors que le consentement laisse la voie libre au forçage ? L'expérience de la passion, l'angoisse dans le rapport à l'autre, l'obéissance au Surmoi peuvent brouiller la frontière au sein même du sujet entre le consentement et le forçage.
À partir de l'actualité du mouvement #MeToo et du récit de Vanessa Springora, Clotilde Leguil explore les racines subjectives du consentement. Depuis la psychanalyse, elle montre que le désir n'est pas la pulsion et que la confrontation au forçage laisse une marque ineffaçable.
Pourquoi ne puis-je rien en dire une fois que celui-ci a eu lieu ? Comment à nouveau consentir à dire ?
Clotilde Leguil est psychanalyste et philosophe. Elle est professeur au département de psychanalyse de l’université Paris 8, Saint-Denis et membre de l’École de la cause freudienne. Elle est l’auteur de plusieurs essais, dont L'Être et le Genre, homme/femme, après Lacan et «Je», une traversée des identités (PUF, 2015 et 2018).
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Céder n'est pas consentir [texte imprimé] / Clotilde Leguil, Auteur . - Presses universitaires de France (PUF), 2021 . - 226 pages. ISBN : 978-2-13-082920-1 Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
I. Le « Nous » de la révolte, le « Je » du consentement, 9
Conséquences psychiques du mouvement #metoo, 11
Effets paradoxaux de la libération sexuelle, 16
Du « Nous » politique au « Nous » du pacte amoureux, 23
II. Énigme du consentement, 27
Obscur consentement, 28
Le risque du consentement, 32
Ambiguïté du consentement au féminin, 35
III. Entre « céder » et « consentir », une frontière, 39
Enjeu éthique d'une distinction, 40
Une frontière au niveau du corps, 45
« Qui ne dit mot consent ? », 48
IV. Le consentement, intime et politique, 51
Contre le droit du plus fort, le consentement du sujet, 53
Destitution du pouvoir des pères, 56
Consentement politique forcé, 59
V. En deçà de consentir, « se laisser faire », 65
« Se laisser faire », consentir à se dessaisir de soi, 66
« Se laisser faire », s'inquiéter du désir de l'Autre, 69
« Se laisser faire », céder à l'effroi, 77
VI. « Céder sur », 87
« Céder sur son désir », 88
Choisir son désir, un vouloir inconditionnel, 91
Ne pas céder à l'emprise du Surmoi, 95
Renversement du sens de la culpabilité, 100
Ne pas se trahir soi-même, 102
VII. « Céder à », 109
Situation traumatique, 110
Figement, impossibilité de dire, 112
Marque ineffaçable, hantise, 116
Cession, 122
VIII. Langue coupée, 125
Le cri de Philomèle, 128
Ne pas taire ce qu'on ne peut pas dire, 131
IX. Qui me croira ?, 137
La bouche cousue de Dora, 139
Le reste du trauma, intraduisible, 142
X. Ressusciter le silence, pouvoir en revenir, 147
Céder à l’effroi de la guerre, 150
Le voyage au bout de l'enfer de Nick, 157
Le récit du trauma, lambeau de discours, 161
XI. Consentement à être autre à soi-même, 167
Consentir à un dédoublement, 170
Une jouissance « à elle », 175
Le consentement, un déplacement, 180
XII. Folles concessions, 185
Déprise et emprise, 186
Se croire aimée, s'égarer, 189
Mésusage de la psychanalyse au service de la pulsion, 192
XIII. Au-delà de la révolte, consentir à dire, 197
Consentir « au nom de », 198
Désobéir, 201
Annexe, 207
Bibliographie, 211
Filmographie, 214
Remerciements , 215
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4° de Couverture : |
« Céder n’est pas consentir.» Cela semble une évidence. Il faut affirmer l’existence d'une frontière entre « céder » et « consentir ». Pourtant, il existe quelquefois une proximité dangereuse entre les deux. Le consentement en effet comporte toujours un risque : jamais je ne peux savoir à l’avance où celui-ci me conduira. Se pourrait-il dès lors que le consentement laisse la voie libre au forçage ? L'expérience de la passion, l'angoisse dans le rapport à l'autre, l'obéissance au Surmoi peuvent brouiller la frontière au sein même du sujet entre le consentement et le forçage.
À partir de l'actualité du mouvement #MeToo et du récit de Vanessa Springora, Clotilde Leguil explore les racines subjectives du consentement. Depuis la psychanalyse, elle montre que le désir n'est pas la pulsion et que la confrontation au forçage laisse une marque ineffaçable.
Pourquoi ne puis-je rien en dire une fois que celui-ci a eu lieu ? Comment à nouveau consentir à dire ?
Clotilde Leguil est psychanalyste et philosophe. Elle est professeur au département de psychanalyse de l’université Paris 8, Saint-Denis et membre de l’École de la cause freudienne. Elle est l’auteur de plusieurs essais, dont L'Être et le Genre, homme/femme, après Lacan et «Je», une traversée des identités (PUF, 2015 et 2018).
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