[n° ou bulletin]
Titre : |
004 - Automne - hiver 1993 - Une discipline du nom |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Guy Le Gaufey, Auteur ; Christine Toutin Thélier, Auteur ; George-Henri Melenotte, Auteur ; Catherine Webern, Auteur ; Albert Fontaine, Auteur ; Cécile Imbert, Auteur ; Françoise Jandrot Louka, Auteur |
Année de publication : |
1993 |
Importance : |
194 pages |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
Guy Le Gaufey, Symbole, symbole et symbole, 7
Les positions de Jung, Jones et Lacan correspondent respectivement à trois grandes étapes historiques soutenues en Europe depuis le XVe siècle quant à la nature du symbole : « signature des choses » pour Jung, problématique de la représentation liée à l’ordre classique pour Jones et Freud, primauté accordée au signifiant pour Lacan.
Christine Toutin-Thélier, MWT, Mutter, 23
Que Freud ait lu « un vautour » là où Léonard de Vinci avait écrit « un milan » a fait couler beaucoup d'encre dans la littérature analytique. Pourtant, si l'on suit Freud dans son passage par les hiéroglyphes égyptiens, il s'avère que le vautour n'est ni un lapsus, ni une erreur de traduction, mais une translittération. Une lecture de certains passages de la Bible de Philippson rend alors possible d'interroger en quoi cette translittération met en jeu le nom propre.
George-Henri Melenotte, Un vrai symbolisme ?, 43
Il y a, chez Freud, une difficulté à répondre aux errances du symbolisme jungien. Jones produit alors, en 1916, une théorie du « true symbolism ». En reprenant ce débat, Lacan en dégage le point d'impasse, celui de laisser le symbolisme « tout entier confronté au réel ».
Catherine Webern, La prééminence du semblant, 61
Lacan étaye la prééminence du semblant avec la théorie frégéenne, selon laquelle la conception du nom propre doit être liée à l'analyse de la proposition avec la fonction. Ceci entraîne la dénotation de
l'homme et la dénotation de la femme avec une nouvelle approche de la Bedeutung des Phallus, de la signification du phallus.
Albert Fontaine, L'implantation du signifiant dans le corps, 81
Albert Fontaine poursuit sa lecture de Wolfson, l'étudiant en langue schizophrénique, à la lumière de Foucault, Deleuze, Lacan et Jakobson. Wolfson permet ainsi d'avancer quelques points précis sur le problème de l'implantation du signifiant dans le corps, sur le fait qu'il ne peut y avoir d'écrit qu'à partir d'une certaine consistance du corps.
Cécile Imbert, Du bon usage du diable... , 101
Freud, dans Une névrose démoniaque au XVIe siècle questionne le choix du peintre Christoph Haitzmann de signer, par deux fois, un pacte avec le diable. « La mélancolie est le bain du diable » écrivit Saint Jérôme. Le tableau tracé par C. Imbert met en scène les places respectives de la femme et de la mélancolie à cette époque ; fallait-il brûler les sorcières, ou bien les soigner ?
Françoise Jandrot-Louka, Antiphysie, l'Althusser de Clément Rosset.
Dans son livre à propos d'Althusser, Clément Rosset reproduit le non-lieu de 1981 en faisant valoir la folie d'Althusser, alors qu'il nous désigne, avec Rabelais et la référence à Antiphysie une autre figure : celle de l'imposture.
PRÉSENTATION DU TEXTE DE FREUD DE 1928, 139
DOSTOÏEVSKI ET LA MISE À MORT DU PÈRE
PRÉSENTATION DU TEXTE DE C. G. JUNG DE 1909
L'IMPORTANCE DU PÈRE POUR LE DESTIN DE L'INDIVIDU
Un texte qui aurait été écrit... par un autre, 141
Lettres de Freud à Theodor Reik, à Stefan Zweig.
Freud réfute l'épilepsie de Dostoïevski. Ses attaques de mort sont le symptôme d'une hystérie masculine. Tu as voulu tuer le père, maintenant, tu es le père... mort.
Dostoïevski, L’Ethiker, 161
Le débat Freud-Reik sur l'éthique, à propos de Dostoïevski, amène Freud à déclarer que l'appréciation de l'éthique doit être sociale et objective sur le plan scientifique.
Dostoïevski, le pêcheur, 169
Pécheur ou criminel ? A la concupiscence luisant aux yeux du vieux Karamazov, quand il interroge son fils, « Dieu est mort, alors tout est permis ? », Freud répond par un mythe qu'il propose à l'homme moderne ; si Dieu est mort, le désir n'en sera que plus menaçant et donc l'interdiction plus nécessaire et plus dure. Dieu est mort, plus rien n'est permis.
Dostoïevski, le converti, 177
Une expérience religieuse. S. Freud
En publiant en 1927 Une expérience religieuse, Freud éclaire pour une part la conversion de Dostoïevski à la fin de sa vie, soumis au tsar et aux autorités.
De l'importance du père dans le destin de l'individu, 181
Les écrits psychanalytiques de Jung, datant d'avant sa rupture avec Freud révèlent, tout autant que son échange épistolaire avec Freud, l'importance de sa position dans le mouvement analytique. Peu traduits, ces textes sont d'autant plus inaccessibles que Jung lui-même les a par la suite largement remaniés.
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[n° ou bulletin]
004 - Automne - hiver 1993 - Une discipline du nom [texte imprimé] / Guy Le Gaufey, Auteur ; Christine Toutin Thélier, Auteur ; George-Henri Melenotte, Auteur ; Catherine Webern, Auteur ; Albert Fontaine, Auteur ; Cécile Imbert, Auteur ; Françoise Jandrot Louka, Auteur . - 1993 . - 194 pages. Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
Guy Le Gaufey, Symbole, symbole et symbole, 7
Les positions de Jung, Jones et Lacan correspondent respectivement à trois grandes étapes historiques soutenues en Europe depuis le XVe siècle quant à la nature du symbole : « signature des choses » pour Jung, problématique de la représentation liée à l’ordre classique pour Jones et Freud, primauté accordée au signifiant pour Lacan.
Christine Toutin-Thélier, MWT, Mutter, 23
Que Freud ait lu « un vautour » là où Léonard de Vinci avait écrit « un milan » a fait couler beaucoup d'encre dans la littérature analytique. Pourtant, si l'on suit Freud dans son passage par les hiéroglyphes égyptiens, il s'avère que le vautour n'est ni un lapsus, ni une erreur de traduction, mais une translittération. Une lecture de certains passages de la Bible de Philippson rend alors possible d'interroger en quoi cette translittération met en jeu le nom propre.
George-Henri Melenotte, Un vrai symbolisme ?, 43
Il y a, chez Freud, une difficulté à répondre aux errances du symbolisme jungien. Jones produit alors, en 1916, une théorie du « true symbolism ». En reprenant ce débat, Lacan en dégage le point d'impasse, celui de laisser le symbolisme « tout entier confronté au réel ».
Catherine Webern, La prééminence du semblant, 61
Lacan étaye la prééminence du semblant avec la théorie frégéenne, selon laquelle la conception du nom propre doit être liée à l'analyse de la proposition avec la fonction. Ceci entraîne la dénotation de
l'homme et la dénotation de la femme avec une nouvelle approche de la Bedeutung des Phallus, de la signification du phallus.
Albert Fontaine, L'implantation du signifiant dans le corps, 81
Albert Fontaine poursuit sa lecture de Wolfson, l'étudiant en langue schizophrénique, à la lumière de Foucault, Deleuze, Lacan et Jakobson. Wolfson permet ainsi d'avancer quelques points précis sur le problème de l'implantation du signifiant dans le corps, sur le fait qu'il ne peut y avoir d'écrit qu'à partir d'une certaine consistance du corps.
Cécile Imbert, Du bon usage du diable... , 101
Freud, dans Une névrose démoniaque au XVIe siècle questionne le choix du peintre Christoph Haitzmann de signer, par deux fois, un pacte avec le diable. « La mélancolie est le bain du diable » écrivit Saint Jérôme. Le tableau tracé par C. Imbert met en scène les places respectives de la femme et de la mélancolie à cette époque ; fallait-il brûler les sorcières, ou bien les soigner ?
Françoise Jandrot-Louka, Antiphysie, l'Althusser de Clément Rosset.
Dans son livre à propos d'Althusser, Clément Rosset reproduit le non-lieu de 1981 en faisant valoir la folie d'Althusser, alors qu'il nous désigne, avec Rabelais et la référence à Antiphysie une autre figure : celle de l'imposture.
PRÉSENTATION DU TEXTE DE FREUD DE 1928, 139
DOSTOÏEVSKI ET LA MISE À MORT DU PÈRE
PRÉSENTATION DU TEXTE DE C. G. JUNG DE 1909
L'IMPORTANCE DU PÈRE POUR LE DESTIN DE L'INDIVIDU
Un texte qui aurait été écrit... par un autre, 141
Lettres de Freud à Theodor Reik, à Stefan Zweig.
Freud réfute l'épilepsie de Dostoïevski. Ses attaques de mort sont le symptôme d'une hystérie masculine. Tu as voulu tuer le père, maintenant, tu es le père... mort.
Dostoïevski, L’Ethiker, 161
Le débat Freud-Reik sur l'éthique, à propos de Dostoïevski, amène Freud à déclarer que l'appréciation de l'éthique doit être sociale et objective sur le plan scientifique.
Dostoïevski, le pêcheur, 169
Pécheur ou criminel ? A la concupiscence luisant aux yeux du vieux Karamazov, quand il interroge son fils, « Dieu est mort, alors tout est permis ? », Freud répond par un mythe qu'il propose à l'homme moderne ; si Dieu est mort, le désir n'en sera que plus menaçant et donc l'interdiction plus nécessaire et plus dure. Dieu est mort, plus rien n'est permis.
Dostoïevski, le converti, 177
Une expérience religieuse. S. Freud
En publiant en 1927 Une expérience religieuse, Freud éclaire pour une part la conversion de Dostoïevski à la fin de sa vie, soumis au tsar et aux autorités.
De l'importance du père dans le destin de l'individu, 181
Les écrits psychanalytiques de Jung, datant d'avant sa rupture avec Freud révèlent, tout autant que son échange épistolaire avec Freud, l'importance de sa position dans le mouvement analytique. Peu traduits, ces textes sont d'autant plus inaccessibles que Jung lui-même les a par la suite largement remaniés.
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