Titre : |
Le travail de deuil |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Martine Lussier, Auteur |
Editeur : |
Presses universitaires de France (PUF) |
Année de publication : |
2007 |
Collection : |
Le fil rouge |
Sous-collection : |
Psychanalyse |
Importance : |
264 pages |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-13-055917-7 |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
Préface — Daniel Widlöcher, 1
Introduction — Claire-Marine François-Poncet, 5
Prolégomènes : le deuil comme symptôme, 13
Trois constats, 13
- L’abondance d’ouvrages en sciences humaines sur la mort, 13
- La désocialisation de la mort, 15
- L’usage inflationniste de l’expression « travail de deuil », 19
Le modèle psychanalytique du deuil est-il devenu un paradigme ?, 22
I — Genèse du texte freudien, 25
Les sources internes, 26
- Sources biographiques, 26
- Le corpus freudien, 34
Les sources externes, 50
- Sources anthropologiques, 50
- Sources religieuses, 55
- Influences philosophiques, 65
- Sources psychiatriques, 67
- Sources psychanalytiques, 71
« Deuil et mélancolie » : le manuscrit 85
- Justification de la méthode 86
- Trois caractéristiques de ce travail de deuil, 94
II — Ombres et lumière ou la mort du père, 105
Deuil et rêve, plaisir et réalité, 106
Travail du deuil, travail créateur, 110
L’entrée dans le deuil, 115
- La rébellion contre la loi de la nature, 115
- L’entrée dans la dépression, 126
La fin du deuil ou la seconde mort du père ?, 130
- Le grand homme, 131
- Le père de Pauline, 133
- Le père de Pierre, 135
- Le remaniement des liens psychiques, 138
- Identification et identité, 139
Conclusion, 148
III — Le devenir du concept, 151
Un modèle complété ?, 15
- Karl Abraham, 151
- Melanie Klein et la position dépressive, 154
Un modèle amendé ? John Bowlby et la théorie de l’attachement, 162
- La transition psychosociale de Colin Murray Parkes, 173
Un modèle périmé ? Jean Allouch, Érotique du deuil au temps de la mort sèche : une version lacanienne, 175
IV — La généralisation du concept ou son débordement dans la psychiatrie et la psychologie, 183
Le problème de vocabulaire, 184
La « fécondité » vue à travers les sources bibliographiques, 187
La psychiatrie contemporaine, 190
- Le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM), 190
- Les troubles mentaux dans la Classification internationale des maladies (CIM), 195
- Le deuil comme facteur de stress, 196
La psychiatrie française, 198
La psychologie contemporaine, 201
Conclusion — Les sept dimensions du travail de deuil, 219
Récapitulation, 219
L’intériorisation : complément à la compréhension de la transformation en paradigme du modèle psychanalytique, 226
Annexes, 235
Remarques épistémologiques, 235
Lettre de Freud à Ferenczi, 241
« Deuil et mélancolie » : le manuscrit, 243
Bibliographie, 247 |
4° de Couverture : |
On nous parle d'une pratique particulière à la marine anglaise. Tous les cordages de la marine royale, du plus gros au plus mince, sont tressés de telle sorte qu'un fil rouge va d'un bout à l'autre et qu'on ne peut le détacher
sans tout défaire ; ce qui permet de reconnaître, même aux moindres fragments, qu’ils appartiennent à la couronne.
Goethe
Les Affinités électives.
Aujourd'hui, le mot « deuil » envahit la vie quotidienne. On est toujours « en deuil » de quelque chose : une enfance passée, un examen raté, un enfant parti, une maison quittée, un projet avorté, un conjoint décédé, une séance qui s’achève... Toute perte, tout renoncement, toute séparation susciteraient un affect de deuil. À quoi correspond l'usage inflationniste de la notion de travail de deuil ?
Martine Lussier s'interroge sur cette généralisation et l'interprète en partie comme un symptôme de la désocialisation de la mort dans le monde contemporain. En effet, alors que la mort se privatise avec la disparition des rites sociaux, laissant les endeuillés souvent très seuls, des enterrements célèbres comme ceux de la princesse de Galles ou du roi du Maroc mobilisent les foules dans une surenchère d'émotions. Le bruit de la mort contraste avec la pauvreté des rites ou de la réflexion qui l'accompagne.
S’attachant à rendre au « travail de deuil » toutes ses lettres de noblesse dans son lien spécifique à la mort d'un être aimé, et pour lutter contre les généralisations abusives et infondées, cet ouvrage propose une description exhaustive des principaux mécanismes psychiques à l'œuvre dans le deuil. En complément de l'apport freudien apparaissent alors des dimensions plutôt inédites ou taboues comme la créativité en période de deuil, la transformation du lien à l'objet perdu par le travail d’identification, ou la co-excitation sexuelle qui accompagne la perte. |
Le travail de deuil [texte imprimé] / Martine Lussier, Auteur . - Presses universitaires de France (PUF), 2007 . - 264 pages. - ( Le fil rouge. Psychanalyse) . ISBN : 978-2-13-055917-7 Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
Préface — Daniel Widlöcher, 1
Introduction — Claire-Marine François-Poncet, 5
Prolégomènes : le deuil comme symptôme, 13
Trois constats, 13
- L’abondance d’ouvrages en sciences humaines sur la mort, 13
- La désocialisation de la mort, 15
- L’usage inflationniste de l’expression « travail de deuil », 19
Le modèle psychanalytique du deuil est-il devenu un paradigme ?, 22
I — Genèse du texte freudien, 25
Les sources internes, 26
- Sources biographiques, 26
- Le corpus freudien, 34
Les sources externes, 50
- Sources anthropologiques, 50
- Sources religieuses, 55
- Influences philosophiques, 65
- Sources psychiatriques, 67
- Sources psychanalytiques, 71
« Deuil et mélancolie » : le manuscrit 85
- Justification de la méthode 86
- Trois caractéristiques de ce travail de deuil, 94
II — Ombres et lumière ou la mort du père, 105
Deuil et rêve, plaisir et réalité, 106
Travail du deuil, travail créateur, 110
L’entrée dans le deuil, 115
- La rébellion contre la loi de la nature, 115
- L’entrée dans la dépression, 126
La fin du deuil ou la seconde mort du père ?, 130
- Le grand homme, 131
- Le père de Pauline, 133
- Le père de Pierre, 135
- Le remaniement des liens psychiques, 138
- Identification et identité, 139
Conclusion, 148
III — Le devenir du concept, 151
Un modèle complété ?, 15
- Karl Abraham, 151
- Melanie Klein et la position dépressive, 154
Un modèle amendé ? John Bowlby et la théorie de l’attachement, 162
- La transition psychosociale de Colin Murray Parkes, 173
Un modèle périmé ? Jean Allouch, Érotique du deuil au temps de la mort sèche : une version lacanienne, 175
IV — La généralisation du concept ou son débordement dans la psychiatrie et la psychologie, 183
Le problème de vocabulaire, 184
La « fécondité » vue à travers les sources bibliographiques, 187
La psychiatrie contemporaine, 190
- Le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM), 190
- Les troubles mentaux dans la Classification internationale des maladies (CIM), 195
- Le deuil comme facteur de stress, 196
La psychiatrie française, 198
La psychologie contemporaine, 201
Conclusion — Les sept dimensions du travail de deuil, 219
Récapitulation, 219
L’intériorisation : complément à la compréhension de la transformation en paradigme du modèle psychanalytique, 226
Annexes, 235
Remarques épistémologiques, 235
Lettre de Freud à Ferenczi, 241
« Deuil et mélancolie » : le manuscrit, 243
Bibliographie, 247 |
4° de Couverture : |
On nous parle d'une pratique particulière à la marine anglaise. Tous les cordages de la marine royale, du plus gros au plus mince, sont tressés de telle sorte qu'un fil rouge va d'un bout à l'autre et qu'on ne peut le détacher
sans tout défaire ; ce qui permet de reconnaître, même aux moindres fragments, qu’ils appartiennent à la couronne.
Goethe
Les Affinités électives.
Aujourd'hui, le mot « deuil » envahit la vie quotidienne. On est toujours « en deuil » de quelque chose : une enfance passée, un examen raté, un enfant parti, une maison quittée, un projet avorté, un conjoint décédé, une séance qui s’achève... Toute perte, tout renoncement, toute séparation susciteraient un affect de deuil. À quoi correspond l'usage inflationniste de la notion de travail de deuil ?
Martine Lussier s'interroge sur cette généralisation et l'interprète en partie comme un symptôme de la désocialisation de la mort dans le monde contemporain. En effet, alors que la mort se privatise avec la disparition des rites sociaux, laissant les endeuillés souvent très seuls, des enterrements célèbres comme ceux de la princesse de Galles ou du roi du Maroc mobilisent les foules dans une surenchère d'émotions. Le bruit de la mort contraste avec la pauvreté des rites ou de la réflexion qui l'accompagne.
S’attachant à rendre au « travail de deuil » toutes ses lettres de noblesse dans son lien spécifique à la mort d'un être aimé, et pour lutter contre les généralisations abusives et infondées, cet ouvrage propose une description exhaustive des principaux mécanismes psychiques à l'œuvre dans le deuil. En complément de l'apport freudien apparaissent alors des dimensions plutôt inédites ou taboues comme la créativité en période de deuil, la transformation du lien à l'objet perdu par le travail d’identification, ou la co-excitation sexuelle qui accompagne la perte. |
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