Titre : |
Amour, haine, séparation |
Titre original : |
Renouer avec la langue perdue de l'enfance |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Maud Mannoni, Auteur |
Editeur : |
Denoël |
Année de publication : |
1993 |
Collection : |
L'espace analytique |
Importance : |
222 pages |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-207-24132-5 |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
Chapitre 1 - Traumatisme et création, 9
Chapitre 2 - Les survivants du génocide, 41
Chapitre 3 - La scène du fantasme, 37
Chapitre 4 - Créativité et jeu chez l’enfant, 77
Chapitre 5 - La vie imaginative, ses joies, ses écueils, 89
Chapitre 6 - La dimension symbolique du jeu, 105
Chapitre 7 - La naissance de l’institution : à la rencontre de Artaud et de Grotowski, 117
Chapitre 8 - Hans Christian Andersen : une enfance, une vie, 159
Pour conclure, 181
Sources, 187
Index analytique, 195
Index des noms propres, 205 |
4° de Couverture : |
Le traumatisme peut laisser le sujet piégé dans la fascination de l’horreur, mais aussi bien devenir la force vive de la création chez l’artiste, l’écrivain, le cinéaste. Tels sont les destins du traumatisme que Maud Mannoni interroge ici, pour en faire ressortir les fonctions sublimatoires et thérapeutiques. De grandes œuvres habitées par la hantise des fantômes et de la mort, comme celles d’Edith Wharton,
d’E. Poe, de Hitchcock et de Bergman, ou par l’aliénation dans la figure du double (Feu Mathias Pascal de Pirandello), s’alimentent aux sources mêmes de l’angoisse infantile. Elles la répètent et l’exorcisent, en la faisant travailler en un lieu autre.
Mais comment conjurer les effets de la terreur qui ne lâche plus des enfants kidnappés et leurs familles, ou de celle qui veut abolir la filiation lorsque les bourreaux se nomment pères des enfants dont ils ont tué les pères, comme en Argentine ?
Permettre aux enfants autistes de se ménager l’espace de jeu intérieur (Winnicott) qui déplace la peur sur une Autre scène, telle est la visée originale de Bonneuil. L’histoire de cette institution éclatée le montre : le travail thérapeutique avec les enfants "fous" reprend la démarche de l’artiste (Artaud et Grotowski pour le théâtre).
Quelques-unes des expériences majeures de certains ateliers se trouvent ici évoquées avant d’interroger ce que la création chez un conteur comme H.-Ch. Andersen doit à une souffrance surmontée mais jamais éteinte. Les écrivains, rappelle Freud, nous donnent accès à "un savoir sur une part ignorée de nous-mêmes". La psychanalyse ne saurait se passer de la vérité que lui renvoie la création littéraire. |
Amour, haine, séparation = Renouer avec la langue perdue de l'enfance [texte imprimé] / Maud Mannoni, Auteur . - Denoël, 1993 . - 222 pages. - ( L'espace analytique) . ISBN : 978-2-207-24132-5 Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
Chapitre 1 - Traumatisme et création, 9
Chapitre 2 - Les survivants du génocide, 41
Chapitre 3 - La scène du fantasme, 37
Chapitre 4 - Créativité et jeu chez l’enfant, 77
Chapitre 5 - La vie imaginative, ses joies, ses écueils, 89
Chapitre 6 - La dimension symbolique du jeu, 105
Chapitre 7 - La naissance de l’institution : à la rencontre de Artaud et de Grotowski, 117
Chapitre 8 - Hans Christian Andersen : une enfance, une vie, 159
Pour conclure, 181
Sources, 187
Index analytique, 195
Index des noms propres, 205 |
4° de Couverture : |
Le traumatisme peut laisser le sujet piégé dans la fascination de l’horreur, mais aussi bien devenir la force vive de la création chez l’artiste, l’écrivain, le cinéaste. Tels sont les destins du traumatisme que Maud Mannoni interroge ici, pour en faire ressortir les fonctions sublimatoires et thérapeutiques. De grandes œuvres habitées par la hantise des fantômes et de la mort, comme celles d’Edith Wharton,
d’E. Poe, de Hitchcock et de Bergman, ou par l’aliénation dans la figure du double (Feu Mathias Pascal de Pirandello), s’alimentent aux sources mêmes de l’angoisse infantile. Elles la répètent et l’exorcisent, en la faisant travailler en un lieu autre.
Mais comment conjurer les effets de la terreur qui ne lâche plus des enfants kidnappés et leurs familles, ou de celle qui veut abolir la filiation lorsque les bourreaux se nomment pères des enfants dont ils ont tué les pères, comme en Argentine ?
Permettre aux enfants autistes de se ménager l’espace de jeu intérieur (Winnicott) qui déplace la peur sur une Autre scène, telle est la visée originale de Bonneuil. L’histoire de cette institution éclatée le montre : le travail thérapeutique avec les enfants "fous" reprend la démarche de l’artiste (Artaud et Grotowski pour le théâtre).
Quelques-unes des expériences majeures de certains ateliers se trouvent ici évoquées avant d’interroger ce que la création chez un conteur comme H.-Ch. Andersen doit à une souffrance surmontée mais jamais éteinte. Les écrivains, rappelle Freud, nous donnent accès à "un savoir sur une part ignorée de nous-mêmes". La psychanalyse ne saurait se passer de la vérité que lui renvoie la création littéraire. |
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