Titre : |
Les trois temps de la loi : Le commandement sidérant, l'injonction du surmoi et l'invocation musicale |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Alain Didier-Weill, Auteur |
Editeur : |
Seuil |
Année de publication : |
1995 |
Collection : |
La couleur des idées |
Importance : |
370 pages |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-02-023168-8 |
Langues : |
Français (fre) |
Sommaire : |
CHAPITRE 1 – L’ÉTONNEMENT DANS LA VIE QUOTIDIENNE
A) Premier étonnement : l’adulte et le jeu, 14
B) Deuxième étonnement : l’art, 19
C) Troisième étonnement : l’enfant, 22
CHAPITRE 2 – LES TROIS SURMOIS
Introduction, 29
a) Le surmoi archaïque : « Pas un mot ! », 31
b) Deuxième surmoi : la censure, 33
c) Le troisième surmoi, 38
I. Le premier surmoi : « Pas un mot ! », 38
A) Le fou, la poule et le silence de la part maudite, 38
B) Trois silences : la nuit, les ténèbres et l’abîme, 43
C) Le silence du monstre , 55
D) Le rêve du point noir : la malédiction muette, 62
II. Le deuxième surmoi : « N'insiste pas ! », 67
A) Le regard du mauvais œil, 69
a) Garder-regarder, 69
b) Le secret volé, 70
c) L’aveu de la faute première, 72
d) Le mauvais œil contre l’œil du peintre, 73
e) Vrai secret et faux secret, 75
f) Le problème de la fixité, 78
B) Freud et le surmoi, 83
C) Injure, insulte, malédiction, 87
a) Injure et insulte, 88
b) La malédiction : Œdipe et Polynice, 91
III. Le troisième surmoi : « Vas-tu persévérer ? », 103
CHAPITRE 3 – LA QUESTION DU COMMANDEMENT SIDÉRANT
I. Freud et le commandement de la Verblüffung, 115
A) Sidération et lumière : Freud et le mot d’esprit, 115
B) Sidération sans lumière, 123
a) Freud et le XIe commandement de la censure : « Ne te laisse pas verblüffen ! », 123
1. Le refoulement du signifiant, 123
– Les deux voyageurs provinciaux, 123
– La volonté de ne pas changer et la pensée faussée, 127
– La pensée faussée et l’éthique de la psychanalyse, 130
2. Le meurtre du visage sidérant et la forclusion du signifiant, 136
b) Le sujet reste sidéré : stupeur et stupidité, 140
c) Expulsion anticipatrice du signifiant sidérant : la drogue, 141
C) La forclusion du signifiant sidérant, 142
a) Le mot d’esprit et l’appel, 143
b) « L’Un-père » de Lacan et la question de la procréation, 145
1. La forclusion de l’appel de la mère, 145
2. Assomption ou forclusion de l’appel : la question de la crainte, 149
D) La lumière après coup : le temps freudien de l’interprétation, 154
a) Premier temps logique : le sujet est dépassé, 157
b) Deuxième temps logique : le sujet dans l’impasse, 159
c) Troisième temps logique : le tour de passe-passe, 160
d) Quatrième temps logique : la passe de Freud, 163
II. La sidération, l'au-delà du principe de plaisir et la question du choix inconscient, 167
A) Freud et la question du choix inconscient, 167
B) Au-delà de la conception freudienne de l’au-delà du principe de plaisir, 176
C) La chute du signifiant du Nom-du-père dans le réel : Ausstoßung, Verwerfung, werfen et Verblüffung, 185
III. Tentative de traduction du commandement sidérant, 186
A) « Quelle est ta dette ? », 187
a) Justesse de la question, 187
b) L’oubli de la question : dire non à l’injustice plutôt que oui à la justesse. Paul de Tarse, 189
c) La scène de ménage faite à la loi, 194
B) « Où es-tu ? », 200
a) La révélation du « où », 200
1. Adam, 200
2. La musique, 203
b) L’oubli du « Où es-tu ? », 206
1. Mot d’esprit ou lapsus ? La question de la honte, 206
2. Le conformiste, 211
C) « Tu n’es pas que ça ! », 215
a) L’être et l’existence, 215
b) L’oubli de la question : le clochard, 216
IV. Question à Lacan et question de Lacan : Le problème du « Il sait (que je sais (qu'il sait (que je sais))) », 217
A) Trois observations mettant en jeu le « il sait (que je sais (qu’il sait (que je sais))) », 219
a) Première observation : une récusation de la sidération, 219
b) Deuxième observation : une sidération sans dé-sidération …, 221
c) Troisième observation : une sidération suivie de dé-sidération, 228
B) Le séminaire du 15 février 1977, 235
C) La fin d’une analyse : dénouement et renouement, 239 |
4° de Couverture : |
Qu'y a-t-il dans la parole de tellement redoutable que, si souvent, l'homme choisit de l'accepter pour la faire bavarder plutôt que de la faire parler ?
Une certaine épreuve à laquelle il peut vouloir se soustraire : que découvre-t-il, en effet, à l'instant où il recueille cette parole qui lui a, semble-t-il, été donnée gratuitement ? Que cette parole, avec laquelle il croyait innocemment parler, se met à lui poser cette question sidérante qui l'arrache à toute innocence possible : « Es-tu justifié de parler ? »
L'homme se soustraira-t-il à cette question en se réfugiant dans la normalité - quitte à payer cette fuite par un symptôme - ou la prendra-t-il en charge en lui répondant par une métaphore créatrice : si sa réponse fait entendre ce qu'il a d'inouï elle sera musique, si elle fait voir ce qu'il a d'invisible elle sera peinture, si elle montre ce qu'il a d'immatériel elle sera danse.
Pourquoi la production d'un tel instant créateur est-elle si difficile ? Le sujet aussitôt questionné par l'appel sidérant à devenir, reçoit dans le même temps une étrange injonction - celle du Surmoi - à demeurer immobile sous la fixité du mauvais œil.
La question de cette division entre le commandement sidérant et l'injonction surmoïque a été, entre Lacan et l'auteur, l'objet d'un dialogue privé que Lacan a rendu public dans ses derniers Séminaires.
Alain Didier-Weill est psychanalyste et dramaturge. L'association dans laquelle il travaille a participé à la fondation de l'inter-associatif de psychanalyse. |
Les trois temps de la loi : Le commandement sidérant, l'injonction du surmoi et l'invocation musicale [texte imprimé] / Alain Didier-Weill, Auteur . - Seuil, 1995 . - 370 pages. - ( La couleur des idées) . ISBN : 978-2-02-023168-8 Langues : Français ( fre)
Sommaire : |
CHAPITRE 1 – L’ÉTONNEMENT DANS LA VIE QUOTIDIENNE
A) Premier étonnement : l’adulte et le jeu, 14
B) Deuxième étonnement : l’art, 19
C) Troisième étonnement : l’enfant, 22
CHAPITRE 2 – LES TROIS SURMOIS
Introduction, 29
a) Le surmoi archaïque : « Pas un mot ! », 31
b) Deuxième surmoi : la censure, 33
c) Le troisième surmoi, 38
I. Le premier surmoi : « Pas un mot ! », 38
A) Le fou, la poule et le silence de la part maudite, 38
B) Trois silences : la nuit, les ténèbres et l’abîme, 43
C) Le silence du monstre , 55
D) Le rêve du point noir : la malédiction muette, 62
II. Le deuxième surmoi : « N'insiste pas ! », 67
A) Le regard du mauvais œil, 69
a) Garder-regarder, 69
b) Le secret volé, 70
c) L’aveu de la faute première, 72
d) Le mauvais œil contre l’œil du peintre, 73
e) Vrai secret et faux secret, 75
f) Le problème de la fixité, 78
B) Freud et le surmoi, 83
C) Injure, insulte, malédiction, 87
a) Injure et insulte, 88
b) La malédiction : Œdipe et Polynice, 91
III. Le troisième surmoi : « Vas-tu persévérer ? », 103
CHAPITRE 3 – LA QUESTION DU COMMANDEMENT SIDÉRANT
I. Freud et le commandement de la Verblüffung, 115
A) Sidération et lumière : Freud et le mot d’esprit, 115
B) Sidération sans lumière, 123
a) Freud et le XIe commandement de la censure : « Ne te laisse pas verblüffen ! », 123
1. Le refoulement du signifiant, 123
– Les deux voyageurs provinciaux, 123
– La volonté de ne pas changer et la pensée faussée, 127
– La pensée faussée et l’éthique de la psychanalyse, 130
2. Le meurtre du visage sidérant et la forclusion du signifiant, 136
b) Le sujet reste sidéré : stupeur et stupidité, 140
c) Expulsion anticipatrice du signifiant sidérant : la drogue, 141
C) La forclusion du signifiant sidérant, 142
a) Le mot d’esprit et l’appel, 143
b) « L’Un-père » de Lacan et la question de la procréation, 145
1. La forclusion de l’appel de la mère, 145
2. Assomption ou forclusion de l’appel : la question de la crainte, 149
D) La lumière après coup : le temps freudien de l’interprétation, 154
a) Premier temps logique : le sujet est dépassé, 157
b) Deuxième temps logique : le sujet dans l’impasse, 159
c) Troisième temps logique : le tour de passe-passe, 160
d) Quatrième temps logique : la passe de Freud, 163
II. La sidération, l'au-delà du principe de plaisir et la question du choix inconscient, 167
A) Freud et la question du choix inconscient, 167
B) Au-delà de la conception freudienne de l’au-delà du principe de plaisir, 176
C) La chute du signifiant du Nom-du-père dans le réel : Ausstoßung, Verwerfung, werfen et Verblüffung, 185
III. Tentative de traduction du commandement sidérant, 186
A) « Quelle est ta dette ? », 187
a) Justesse de la question, 187
b) L’oubli de la question : dire non à l’injustice plutôt que oui à la justesse. Paul de Tarse, 189
c) La scène de ménage faite à la loi, 194
B) « Où es-tu ? », 200
a) La révélation du « où », 200
1. Adam, 200
2. La musique, 203
b) L’oubli du « Où es-tu ? », 206
1. Mot d’esprit ou lapsus ? La question de la honte, 206
2. Le conformiste, 211
C) « Tu n’es pas que ça ! », 215
a) L’être et l’existence, 215
b) L’oubli de la question : le clochard, 216
IV. Question à Lacan et question de Lacan : Le problème du « Il sait (que je sais (qu'il sait (que je sais))) », 217
A) Trois observations mettant en jeu le « il sait (que je sais (qu’il sait (que je sais))) », 219
a) Première observation : une récusation de la sidération, 219
b) Deuxième observation : une sidération sans dé-sidération …, 221
c) Troisième observation : une sidération suivie de dé-sidération, 228
B) Le séminaire du 15 février 1977, 235
C) La fin d’une analyse : dénouement et renouement, 239 |
4° de Couverture : |
Qu'y a-t-il dans la parole de tellement redoutable que, si souvent, l'homme choisit de l'accepter pour la faire bavarder plutôt que de la faire parler ?
Une certaine épreuve à laquelle il peut vouloir se soustraire : que découvre-t-il, en effet, à l'instant où il recueille cette parole qui lui a, semble-t-il, été donnée gratuitement ? Que cette parole, avec laquelle il croyait innocemment parler, se met à lui poser cette question sidérante qui l'arrache à toute innocence possible : « Es-tu justifié de parler ? »
L'homme se soustraira-t-il à cette question en se réfugiant dans la normalité - quitte à payer cette fuite par un symptôme - ou la prendra-t-il en charge en lui répondant par une métaphore créatrice : si sa réponse fait entendre ce qu'il a d'inouï elle sera musique, si elle fait voir ce qu'il a d'invisible elle sera peinture, si elle montre ce qu'il a d'immatériel elle sera danse.
Pourquoi la production d'un tel instant créateur est-elle si difficile ? Le sujet aussitôt questionné par l'appel sidérant à devenir, reçoit dans le même temps une étrange injonction - celle du Surmoi - à demeurer immobile sous la fixité du mauvais œil.
La question de cette division entre le commandement sidérant et l'injonction surmoïque a été, entre Lacan et l'auteur, l'objet d'un dialogue privé que Lacan a rendu public dans ses derniers Séminaires.
Alain Didier-Weill est psychanalyste et dramaturge. L'association dans laquelle il travaille a participé à la fondation de l'inter-associatif de psychanalyse. |
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